Le Conseil 'Affaires générales' a examiné, mardi 7 mars, un rapport de synthèse sur les contributions du Conseil au processus budgétaire du 'Semestre européen'.
Dans ce rapport sans surprises, les États membres souscrivent « dans une large mesure » à l'analyse de la Commission européenne de la situation économique et des défis à relever à cet égard dans l'Union européenne. Ils soulignent la nécessité de mettre l'accent sur « le triangle vertueux que constituent les investissements, les réformes structurelles et une gestion responsable des finances publiques ». Il est notamment urgent, selon eux, de lever les entraves à l'investissement au niveau national et transfrontalier.
« Nous commençons à voir les résultats » de cette stratégie économique : « les économies de tous les États membres devraient croître en 2017 et 2018 », a noté Louis Grech, ministre maltais des Finances, se référant aux prévisions économiques d'hiver de la Commission européenne (EUROPE 11724). Il a plaidé en faveur d'un approfondissement du marché intérieur, en tant que « moteur principal de la croissance » en Europe.
Selon un projet de conclusions daté du lundi 6 mars, dont EUROPE a eu copie, le Conseil européen soulignera, jeudi 9 mars, l'importance pour l'emploi, la croissance et la compétitivité d'un marché intérieur efficient et faisant jouer à plein les quatre libertés de circulation. Concrétiser « d'ici 2018 » les différentes stratégies liées au marché intérieur, notamment dans les secteurs numérique et énergétique, constitue à ce titre un objectif que partagent les États membres. Le Conseil européen fera à nouveau le point sur ces dossiers en juin. (Mathieu Bion)