Profondément préoccupé par la violence électorale, les violations des droits de l’homme et les tensions politiques en République démocratique du Congo (RDC), le Parlement européen a de nouveau condamné, jeudi 2 février, « toutes les violences perpétrées » dans ce pays et demandé la levée des restrictions pesant sur les médias et la libération de tous les détenus politiques, dans le respect de l'État de droit.
Ce message est exprimé dans une résolution commune concernant la crise de l’État de droit à la fois dans ce pays d’Afrique centrale et au Gabon (voir autre nouvelle).
Le Parlement se dit « profondément préoccupé par la situation de plus en plus instable » en RDC. Il invite instamment les autorités, et avant tout le président congolais, à respecter leurs obligations internationales, à garantir les droits de l’homme et les libertés fondamentales et à gouverner dans le respect le plus strict de l’État de droit.
« L’État de droit, la responsabilité, le respect des droits de l’homme et des élections libres et équitables sont un élément essentiel au bon fonctionnement de toute démocratie », souligne la résolution. Le Parlement européen rappelle que la crise est née du refus du président Kabila, au pouvoir depuis 2001, d’organiser des élections démocratiques dans les délais constitutionnels.
Le Parlement « condamne vivement les violations des droits de l’homme, les arrestations arbitraires et les détentions illégales, l’intimidation politique de la société civile et des membres de l’opposition ainsi que des violations de la liberté de la presse et de la liberté d’expression dans le contexte des élections présidentielles ».
L'accord politique global, signé le 31 décembre, prévoit la mise en place d'un gouvernement transitoire d'unité nationale, la tenue des élections présidentielles d'ici à la fin de l'année 2017 et le retrait du Président Kabila. (EUROPE 11696). (Aminata Niang)