Le programme Erasmus + devrait viser un public encore plus large que ce qu’il ne fait actuellement, en intégrant aussi les apprentis et les jeunes en décrochage scolaire. Tel est l’un des messages clés défendu par le Parlement européen, dans une résolution non-législative adoptée en séance plénière à Bruxelles jeudi 2 février.
Le rapport de Milan Zver (PPE, slovène) donne un aperçu de la mise en œuvre du programme au cours de ses deux premières années et demie d’existence, et il fournit des suggestions d’amélioration pour la période de programmation restante. Il devrait contribuer au rapport d’évaluation du programme à mi-parcours que la Commission européenne présentera à la fin de l’année 2017.
Globalement, le rapport du PE recommande d’élargir le public cible du programme « Erasmus + pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport » aux jeunes en formation professionnelle par alternance et aux jeunes en décrochage scolaire. Il appelle également la Commission à améliorer le nouveau mécanisme de garantie de prêts dans la mesure où ce système - qui offre des conditions d’emprunt favorable aux étudiants en master - n’a jusqu’ici été que très peu été utilisé (130 élèves).
Pour ce qui concerne le budget du programme, le PE se félicite de l’augmentation par rapport au cadre financier précédent (+ 40%) et se félicite de l’intention de la Commission d’affecter un montant de 200 millions d’euros supplémentaires au programme pour le reste de la période. Il déplore toutefois qu’en raison de la lourdeur des contraintes administratives, le financement d'Erasmus + ne soit toujours pas accessible aux organisations de petite taille. Il estime, en outre, qu’il faudra aller encore plus loin lors de la prochaine période de programmation.
Enfin, les députés déconseillent à la Commission d’entreprendre toute nouvelle harmonisation durant la prochaine période de mise en œuvre du programme, afin de conserver une certaine clarté.
Le rapport a été adopté par 497 voix pour, 39 contre et 60 absentions. Les 40 amendements du groupe de l'Europe des Nations et des Libertés (ENL) ont tous été rejetés. (Sophie Petitjean)