La Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a rappelé, jeudi 19 janvier, que ce n’était pas les États-Unis qui décidaient des sanctions européennes à l’encontre de la Russie, alors que le président américain Donald Trump envisagerait de lever les sanctions contre Moscou.
« Les décisions de l’UE ne sont pas prises à Washington, mais à Bruxelles ou n’importe où où nous nous rencontrons à 28, et 27 dans le futur », a-t-elle expliqué lors de la conférence ‘Redéfinir l’agenda sécuritaire européen’ à Davos, en réponse à une question sur le futur des sanctions européennes avec l’arrivée de M. Trump au pouvoir. Les États-Unis et l'UE ont travaillé ensemble sur des sanctions à l'encontre de Moscou.
« Notre décision sur les sanctions sur la Russie en lien avec l’annexion de la Crimée ou l’agression de l’Ukraine (dans l’est du pays, NDLR) seront certainement et toujours basées sur le mérite, liées à la pleine mise en œuvre des accords de Minsk » concernant les sanctions prises en relation avec le conflit à l’est de l’Ukraine, a ajouté la Haute Représentante, précisant que cette décision « n’était pas prise ailleurs ».
Si la Russie « et d’autres » avaient espéré que les Européens ne seraient pas unis pour prendre des sanctions, puis qu’ils perdraient cette unité, « jusqu’à présent, nous sommes unis et nous allons continuer à être unis », sur ce sujet, a rappelé Mme Mogherini.
L’UE a prolongé, le 20 décembre 2016, ses sanctions économiques à l’encontre de la Russie jusqu’au 31 juillet 2017. (Camille-Cerise Gessant)