La Commission européenne sollicite les observations des parties prenantes dans le cadre de son examen à mi-parcours de son projet d’union des marchés des capitaux. Elle a lancé à cet effet, vendredi 20 janvier, une consultation publique afin de considérer quelles initiatives elle pourrait éventuellement encore présenter.
« Nous avons atteint un bon rythme concernant le projet d’union des marchés des capitaux et nous sommes en train d'achever la première salve de mesures, mais maintenant nous voulons aller plus vite et être plus ambitieux », a déclaré vendredi le vice-président de la Commission en charge des Services financiers, Valdis Dombrovskis. L'état des lieux à mi-parcours est attendu en juin.
Les prochaines initiatives à venir concernent notamment les pensions. La Commission espère proposer bientôt un cadre pour un produit d’épargne-retraite individuel européen « simple, efficient et compétitif ». Il s’agira d’abolir les barrières à la fourniture transfrontière de services de retraite. La Commission veut aussi promouvoir le secteur de la technologie financière (FinTech). Elle part du constat selon lequel l’avancée des technologies entraîne des changements rapides dans le secteur financier et peut accroître le rôle des marchés des capitaux en les rapprochant des entreprises et des investisseurs. Elle estime par ailleurs que l’avancée des technologies profite également aux consommateurs, qui se voient offrir un choix plus étendu de services. L’institution européenne a chargé un groupe de travail interne de travailler sur de possibles initiatives dans ce domaine.
Dans sa consultation publique, la Commission liste d’ailleurs ce qui a été fait dans chaque domaine. Elle demande en outre ce qui pourrait être fait pour davantage favoriser l’accès des entreprises aux marchés des capitaux, l’accès au financement des entreprises non cotées, les investissements dans les infrastructures, l’investissement par des particuliers, l’investissement transfrontière ainsi que la capacité des banques à prêter à l’économie. La consultation publique prendra fin le 17 mars. (Élodie Lamer)