Le Conseil de l’UE réaffirme, dans des conclusions adoptées lundi 17 octobre à Luxembourg, « la responsabilité première des autorités de la République démocratique du Congo (RDC) dans l’organisation des élections » avant la fin de l’année 2017.
Le régime de Joseph Kabila, président de la RDC, tente de se maintenir au pouvoir au mépris de la Constitution, en reportant les élections présidentielles sans fixer de date, alors que son deuxième mandat expire le 19 décembre 2016 (EUROPE 11556). Le Conseil s’est dit « profondément préoccupé » par la situation politique en RDC et condamne les actes d’extrême violence qui se sont déroulés les 19 et 20 septembre derniers, où des émeutes avaient éclaté entre manifestants et forces de l’ordre.
Didier Reynders, Ministre fédéral belge des Affaires étrangères, a affirmé, lundi, que ce « report d’élections n’est pas acceptable » et espéré « que les élections présidentielles pourront avoir lieu en 2017 ». L’UE souligne l’urgence de la situation et réclame, d’ici le 19 décembre, une clarification sur la manière dont se déroulera la période transitoire jusqu’aux élections. Elle demande par ailleurs au gouvernement congolais de libérer tous les prisonniers politiques.
L’UE reste disposée à apporter son soutien à la RDC, y compris sur le plan financier, en vue de mettre en place un processus électoral transparent. Elle prévient cependant que, « si l’actuel mandat présidentiel vient à son terme sans qu’il y ait eu un accord préalable sur le calendrier électoral », elle devra « considérer l’impact d’une telle situation sur ses relations avec le gouvernement de la RDC ».
L’UE s’est par ailleurs dite prête à utiliser tous les moyens dont elle dispose, y compris le recours à des mesures restrictives individuelles, contre toute personne responsable de violations des droits de l’Homme. (Thomas Régnier, stagiaire)