Les experts des États membres pourraient, dès vendredi 14 octobre prochain, se pencher sur les propositions de la Commission européenne visant à autoriser la culture dans l’UE de nouvelles variétés de maïs transgénique - propositions auxquelles le Parlement européen a récemment opposé un veto (EUROPE 11640).
Dans cette perspective et sachant que le vote du Parlement n’est pas contraignant, Greenpeace appelle la Commission européenne à ne pas rester sourde à ces votes d’objection.
« Les gouvernements de l’UE ont, en majorité, décidé d’interdire sur leur propre territoire, la culture de ces OGM (EUROPE 11403) et les députés européens sont opposés à leur utilisation dans l’UE, la Commission européenne ne peut pas ignorer ces voix, si elle veut restaurer la confiance des citoyens. Cultiver dans l’UE des OGM qui produisent des pesticides n’a pas de sens », souligne Franziska Achterberg de Greenpeace. « Dans les pays dans lesquels les agriculteurs les cultivent, les insectes nuisibles sont devenus résistants aux insecticides produits par ces plantes. Les agriculteurs ont maintenant commencé à planter des cultures transgéniques qui produisent deux insecticides différents ou plus, exacerbant encore leurs impacts environnementaux », explique-t-elle.
Juqu’ici les nombreux votes d’objection du PE concernant les OGM n’ont été suivis d’aucun effet (EUROPE 11568, 11482) (EUROPE 11420).
Greenpeace espère que cette fois-ci, il en ira autrement. Cela d'autant que, dans sa communication du 14 septembre 2016 intitulée 'Mieux légiférer : livrer de meilleurs résultats pour une Union plus forte', la Commission écrit qu’elle « envisage des amendements aux règles gouvernant les procédures d’autorisations à l’échelle de l’UE dans certains secteurs sensibles, plutôt que de laisser à la Commission seule la responsabilité d’agir quand les États membres ne parviennent pas à se prononcer ». (Aminata Niang)