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Bulletin Quotidien Europe N° 11561
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) agenda urbain

Migration, les villes espèrent accéder plus facilement aux fonds grâce au Pacte d'Amsterdam

Amsterdam, 30/05/2016 (Agence Europe) - De nombreux représentants des autorités locales et régionales ont dit espérer que le système de partenariat mis en place dans le cadre du Pacte d'Amsterdam permettra de faciliter l'accès au financement pour répondre à la crise migratoire, lors d'un atelier consacré à l'intégration des migrants et réfugiés organisé dimanche 29 mai à Amsterdam dans le cadre du FabCity, à la veille de l'adoption du nouvel agenda urbain pour l'UE.

Le Pacte d'Amsterdam, qui a été signé en Conseil informel Affaires générales le 30 mai à Amsterdam (voir autre nouvelle), prévoit en effet des partenariats opérationnels qui regroupent États membres, autorités locales et Commission européenne, ainsi que des représentants de la société civile autour de thématiques précises (EUROPE 11552). Ceci, dans le but de fluidifier les échanges entre les différents échelons décisionnels. « Ces partenariats pourront - nous l'espérons - permettre de faire entendre d'autant plus les autorités locales auprès des États et de la Commission », nous a ainsi expliqué une source du Comité des régions (CdR).

Un espoir particulièrement nourri dans le cas de l'intégration des réfugiés et des migrants, l'accès aux financements constituant la première des préoccupations des représentants des villes. Cela est vrai notamment pour Wouter van der Heijde, conseiller en affaires européennes auprès de la ville d'Amsterdam - ville par ailleurs coordinatrice du partenariat pilote sur l'intégration des réfugiés et migrants -, qui a expliqué que les financements constituaient le point de départ d'une politique d'intégration réussie pour financer le logement, l'éducation et les cours de langues, les services de suivi psychologique, etc. Or, au niveau national, les aides publiques étant maigres, les autorités locales se tourneraient vers l'Union, notamment vers le fonds « Asile, migration et intégration » (AMIF), a-t-il indiqué. Problème: seuls les États membres ont un accès direct à ce fond, et non les villes, qui sont, dès lors, tributaires de l'échelon national.

Selon Lian Priemus, venue présenter une initiative locale néerlandaise de relogement des migrants et réfugiés, les États sont réticents à agir pour des raisons politiques. Un système de relogement et de suivi efficace pourrait en effet encourager les réfugiés et migrants à rester sur leur territoire. Un signal qui pourrait être mal interprété par les communautés locales, à l'heure où la xénophobie monte, a-t-elle analysé.

Un postulat que confirmerait le nombre d'États membres participants au projet pilote du partenariat. À l'heure actuelle, seuls trois États membres sont annoncés sur le site officiel de l'agenda urbain, à savoir la Grèce, le Portugal et l'Italie, alors que pour la plupart des autres partenariats pilotes, le quota d'États membres participants fixé à cinq est déjà atteint. « C'est sûr, il est plus difficile d'avoir les États membres à bord », confie une source proche du dossier. « Surtout, nous aimerions avoir en plus des pays du Sud et de transit, des États du nord de l'Union, qui constitue la destination finale des réfugiés et migrants », a-t-elle ajouté.

La question des financements est récurrente parmi les autorités locales et régionales (EUROPE 11511). À ce titre, l'usage direct de l'AMIF par les autorités locales avait été déjà été mentionné par la CRPM lors d'une entrevue avec le président de la Commission européenne, en avril dernier (EUROPE 11531). (Pascal Hansens)

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