*** LAURENT GAUTIER, EVA LAVRIC (sous la dir. de): Unité et diversité dans le discours sur le vin en Europe. Actes du colloque d'Innsbruck, 15-16 octobre 2012. Peter Lang (1 Moosstrasse, P. O. Box 350, CH-2542 Pieterlen. Tél.: (41-32) 3761717 - fax: 3761727 - Courriel: info@peterlang.com - Internet: http://www.peterlang.com ). Collection "InnTrans - Innsbrucker Beiträge zu Sprache, Kultur und Translation », n° 8. 2015, 210 p.. ISBN 978-3-631-64306-8.
Cet ouvrage rend compte de deux journées d'étude organisées parallèlement au projet européen VinoLingua qui, développé de janvier 2010 à mars 2013 dans le cadre du programme « Lifelong Learning / Leonardo da Vinci », visait à créer du matériel didactique pour l'enseignement des langues aux viticulteurs. Il a impliqué un consortium de partenaires publics et privés en Autriche, Espagne, France et Italie ; le livre s'ouvre toutefois aussi à la langue polonaise et est le fruit de travaux résolument pluridisciplinaires qui ont impliqué des linguistes, des didacticiens et des chimistes spécialistes de l'analyse sensorielle autour de la problématique de l'unité et de la diversité des discours sur le vin à travers langues et cultures. C'est que, précisent d'emblée Laurent Gautier (professeur de linguistique allemande et appliquée à l'Université de Bourgogne à Dijon) et Eva Lavric (linguistique romane à l'Université d'Innsbruck) dans leur introduction, « toute la filière vitivinicole (…) s'organise autour des mots et des discours: textes réglementaires définissant le cahier des charges de telle appellation, commentaires de dégustation produits par des oenologues professionnels pour décerner un prix ou une médaille lors d'un concours, blogs d'amateurs (…) désireux de faire partager leur dernier coup de coeur, étiquettes et contre-étiquettes sur les bouteilles… » C'est précisément cette dimension discursive de la construction d'un objet « à la fois éminemment naturel et profondément ancré culturellement » qui se trouve, dans ces pages, interrogée à l'échelle européenne - avec même une incursion au Mexique.
Dans un premier temps, deux contributions portent sur le discours oral de la dégustation telle qu'elle est pratiquée par les professionnels de la filière, qu'ils soient viticulteurs, oenologues ou sommeliers. Eva-Maria Rupprechter s'intéresse ainsi, dans le prolongement de son mémoire de master, aux stratégies lexicales et discursives de viticulteurs francophones et germanophones qui, en présentant leurs vins, doivent sans cesse se positionner entre les extrêmes du jargon de spécialité, garant de leur expertise, et de la langue commune, garante d'une bonne compréhension par un public de non-initiés. Pour sa part, le Pr. Robert Vion confronte un discours de dégustation en situation de concours avec un discours comparable en situation de formation, son but étant de dégager les stratégies cognitives et linguistiques permettant aux deux locuteurs de verbaliser et de communiquer leur savoir spécialisé. Ces deux premières contributions témoignent déjà du caractère hautement scientifique de la démarche des auteurs, ce que ceux réunis dans l deuxième partie confirment en tous points puisqu'il y est question de différents sujets qui étaient au coeur du projet VinoLingua. On y trouve notamment un regard sur la manière dont le thème du vin a irrigué - et continue d'irriguer - la production hispanique, que ce soit en littérature ou dans les autres arts, Maria Prieto Grande étant ainsi amenée à confirmer l'universalité du thème et les modalités de son traitement en dehors de la sphère spécialisée et professionnelle.
La troisième partie du livre est consacrée aux questions lexicales et, par conséquent, inévitablement conceptuelles du discours sur le vin, la position de la langue italienne par rapport à la française étant étudiée tout particulièrement dans deux chapitres. Les deux autres appréhendent le champ conceptuel du muscat dans une perspective comparée français-polonais et, d'autre part, l'emploi des termes minéral/minéralité dans le discours semi-professionnel de la filière en France. Enfin, la quatrième et dernière partie thématise, à travers trois contributions, une dimension souvent négligée, mais sans laquelle le discours sur le vin ne peut exister, à savoir la dimension culturelle. Pierre Bouvier
*** CAOIMHÍN MACMAOLÁIN: Food Law. European, Domestic and International Frameworks. Hart publishing (16C Worcester Place, OX1 2JW, UK. Tél.: (44-1865) 517530 - fax: 510710 - Courriel: mail@hartpub.co.uk - Internet: http://www.hartpub.co.uk ). 2015, 312 p., 35,99 £. ISBN 978-1-84946-670-7.
Enseignant le droit au Trinity College à Dublin, Caoimhín MacMaoláin fournit dans ces pages un panorama des retombées des réglementations européennes et internationales dans le domaine de l'alimentation sur le droit anglais. Après avoir brièvement tracé le cadre conceptuel pour l'étude du droit alimentaire et expliqué où le droit anglais en la matière en était, il explique de manière détaillée les processus par lesquels les influences européennes et internationales, ainsi que le droit national, ont eu un impact sur la plupart des aspects de la production, de la vente et de la consommation de produits alimentaires. Il évalue ensuite la manière dont le gouvernement, l'Agence chargée des normes alimentaires et les autorités locales compétentes sont intervenus dans ce secteur. À travers son travail, l'auteur s'intéresse à des questions telles que l'étiquetage des aliments, la publicité, les exigences de qualité et de composition, les appellations d'origine contrôlée, les modifications génétiques, la production biologique, le bien-être des animaux et le rôle du droit dans la lutte à mener contre la mauvaise santé, l'obésité et les maladies liées à l'alimentation. Il revient aussi sur des crises majeures qui ont affecté le domaine de l'alimentation, qu'il s'agisse de l'encéphalite spongiforme spongieuse ou le scandale de l'utilisation de viande de cheval dans des produits bovins. Enfin, il procède à une évaluation de la manière dont le droit anglais est influencé par les règles en vigueur concernant la sécurité biologique et chimique des aliments avant de s'intéresser, en conclusion, à l'influence des préoccupations environnementales. (PBo)
*** CAROLINE U. AMANN: The EU Education Policy in the Post-Lisbon Era. A Comprehensive Approach. Peter Lang (1 Moosstrasse, CH-2542 Pieterlen. Tél.: (41-32) 3761717 - fax 3761727 - Courriel info@peterlang.com - Internet: http://www.peterlang.com ). Collection « Völkerrecht, Europarecht und internationales Wirtschaftsrecht », n° 21. 2015, 287 p.. ISBN 978-3-631-66615-9.
Prolongement d'une thèse de doctorat en droit soutenue à l'Université d'Innsbruck, ce livre fournit une vue d'ensemble de l'état actuel du droit européen de l'éducation et des politiques en la matière, ainsi que des évolutions possibles en ce domaine. Il couvre les innovations introduites par le Traité de Lisbonne, ainsi que la stratégie de Lisbonne/UE 2020 et ses implications pour l'éducation et la formation. L'auteur analyse aussi le programme Erasmus+. En outre, Caroline Amann examine minutieusement le droit à l'éducation tel qu'il est mentionné dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et les principales tendances de la jurisprudence de la Cour de justice en la matière. Enfin, elle met l'accent sur différentes mesures liées à la politique de cohésion et évalue les initiatives éducatives prises dans le cadre des stratégies macro-régionales et, en particulier, par le Groupement de coopération territoriale qui couvre la région du Tyrol, du Sud Tyrol et du Trentin-Haut-Adige. (PLa)
*** MARIE J. BOUCHARD, DAMIEN ROUSSELIERE (sous la dir. de): The Weight of the Social Economy. An International Perspective. Presses Interuniversitaires Européennes / Peter Lang (1 rue Maurice, B-1050 Bruxelles. Tél.: (41-32) 3761717 - fax: 3761727 - Courriel: info@peterlang.com - Internet: http://www.peterlang.com ). Collection « Social Economy & Public Economy », n° 6. 2015, 333 p. ISBN 978-2-87574-287-2.
Quel est le poids de l'économie sociale ? Comment devrions-nous le mesurer ? Aujourd'hui, partout dans le monde, des coopératives, des organisations sans but lucratif, des coopératives, des fondations et autres entreprises sociales jouent un rôle sans cesse plus important pour ce qui est de la création d'emplois, de la cohésion sociale, de l'innovation sociale, du développement régional et de la protection de l'environnement. Les observations se conjuguent pour confirmer la capacité de cette économie sociale à contribuer à l'équilibre des économies, principalement en agissant comme une force anticyclique face aux crises économiques. Il s'avère pourtant que de nombreux pays et régions manquent d'informations statistiques sur le poids, la taille et la portée des acteurs de l'économie sociale sur leur territoire. Cet ouvrage qui résulte d'un travail accompli par des chercheurs actifs au sein du Centre international de recherche et d'information sur l'économie publique, sociale et coopérative (Ciriec) peut leur être utile, d'autant qu'il comble un vide dans la littérature scientifique. Les auteurs réunis dans ces pages s'emploient à expliquer pourquoi il est important de disposer de statistiques sur ce secteur, mais aussi de comprendre comment elles sont produites et de discerner ainsi de quelle manière l'économie sociale pourrait être mieux comprise à l'avenir. Dans la première partie du livre, les auteurs décryptent les indicateurs, les critères de qualification des entités, la classification de systèmes et les méthodologies de normalisation internationale. Dans la deuxième partie, les leçons à tirer de différentes études qui ont été notamment menées en Belgique, en France et au Royaume-Uni. (PLa)