login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11561
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) agenda urbain

L'adoption du Pacte d'Amsterdam n'est qu'une étape dans un long processus pour les régions et villes

Amsterdam, 30/05/2016 (Agence Europe) - L'adoption du Pacte d'Amsterdam par les ministres en charge de la politique urbaine, lundi 30 mai à Amsterdam, a été saluée par la très grande majorité des organisations européennes représentant les autorités locales et régionales, qui considèrent toutefois que cet événement ne constitue nullement le point final d'un long processus lancé il y a vingt ans, mais une étape supplémentaire vers une politique urbaine européenne encore plus ambitieuse.

Ainsi, le président du Comité des régions (CdR), Markku Markkula, a confirmé, lors de son intervention, sa satisfaction quant à l'adoption du Pacte d'Amsterdam, considérant, lors d'un échange en salle de presse, que « tous les éléments étaient présents » pour asseoir une politique urbaine européenne ambitieuse. Toutefois, le président a indiqué à EUROPE que le CdR aurait souhaité un Pacte plus contraignant. En effet, le Pacte d'Amsterdam, et notamment son bras opérationnel incarné par les partenariats (EUROPE 11552), se fera sur la base volontaire. Un aspect qui pourrait mettre en péril la réussite de la politique européenne, aux yeux de certains observateurs (EUROPE 11550).

Cependant, l'aspect volontaire de ce Pacte semble être moins problématique pour Raffaele Cattaneo, président de la commission de la cohésion territoriale et du budget de l'UE (COTER) au sein du CdR. Pour lui, les villes constituent le principal niveau de mise en œuvre des politiques européennes, et, partant, ignorer le niveau urbain reviendrait à rendre caduque l'opérationnalité des politiques européennes. Il a considéré toutefois, en conférence de presse, qu'au vu du poids de certaines grandes régions qui serait comparable à celui de certains petits États membres, il serait logique, à l'avenir, que les régions soient invitées à prendre part sous une forme ou une autre au processus décisionnel au sein du Conseil de l'UE, par exemple, « lors des Conseils informels », a-t-il ainsi prudemment proposé.

Anna Lisa Boni, secrétaire générale d'Eurocities, a également salué l'adoption du Pacte, avant d'ajouter que ce dernier « n'est que le début d'un parcours qui ne sera pas simple ». Mme Boni a ainsi confié à EUROPE souhaiter que la Commission européenne ait un leadership politique plus fort et demande en ce sens la mise en place d'un « envoyé urbain »), un point qu'elle avait déjà soulevé auparavant (EUROPE 11553). Une tendance qui semble pour l'heure écartée par la commissaire responsable de la Politique régionale, qui a indiqué, lors de son intervention dans la matinée, devant les États membres, que la Commission ne voulait aucunement interférer dans les relations entre les autorités nationales, locales et régionales, ni même « obtenir de nouvelles responsabilités dans ce domaine ».

Interrogé par EUROPE, le secrétaire général du Conseil des communes et régions d'Europe (CCRE), Frédéric Vallier, a apprécié le fait que, pour la première fois, « une réunion du Conseil des ministres propose d'ouvrir la gouvernance d'une politique européenne aux représentants des villes ». Maintenant, nous confie une source du CCRE, reste à savoir ce qu'il va advenir de ce Pacte. « Nous le saurons assez vite, lors des prochaines annonces d'initiatives de la Commission », a commenté un autre acteur régional. Le Conseil 'Affaires générales' adoptera une déclaration à propos du Pacte le 24 juin. (Pascal Hansens)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES
INSTITUTIONNEL
ACTION EXTÉRIEURE
ÉDUCATION - JEUNESSE
BRÈVES
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE