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Bulletin Quotidien Europe N° 11561
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) arym

L'Union européenne appelle à l'annulation de toutes les amnisties

Bruxelles, 30/05/2016 (Agence Europe) - Le commissaire aux Négociations d'adhésion, Johannes Hahn, a regretté, vendredi 27 mai, l'annulation d'une partie seulement des amnisties accordées par le président de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine, Gjorge Ivanov, le 12 avril dernier (EUROPE 11531). Le président macédonien a annoncé, le 27 mai, qu'il avait annulé les amnisties de 22 des 56 personnes concernées par la décision d'avril, soit « toutes les personnes politiquement exposées », et que les autres personnes qui voulaient voir leurs amnisties annulées pouvaient en faire la demande.

« La décision du président Ivanov d'annuler les amnisties pour seulement un petit nombre de personnes n'est pas suffisante », a-t-il estimé sur son compte Twitter, alors que M. Hahn, et la Haute Représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, ont demandé le 18 avril l'annulation de toutes les grâces (EUROPE 11553). « Comme expliqué de manière répétée par l'UE, une solution complète est la clé pour éviter une justice sélective », a ajouté le commissaire.

De retour d'un voyage à Skopje les 26 et 27 mai, le directeur général de la DG Voisinage et Négociations d'élargissement de la Commission européenne, Christian Danielsson, a lui aussi souligné, le 27 mai, qu'il était « impératif que les grâces présidentielles soient annulées ». « Dans un pays candidat à l'adhésion à l'UE, il doit y avoir une responsabilité et une égalité de traitement devant la loi », a-t-il rappelé dans un communiqué. « Il ne peut y avoir d'impunité ou de justice sélective », a-t-il ajouté.

M. Danielsson a aussi estimé, de manière plus générale: « les dirigeants politiques et les autorités compétentes doivent tenir compte de toute urgence de cette situation, dans l'intérêt des citoyens et afin de ramener le pays sur son chemin euro-atlantique ». « L'accord (politique) de Przino est d'une importance primordiale. Ce cadre reste le meilleur moyen de sortir le pays de la crise actuelle », a-t-il ajouté. Il a ainsi, une nouvelle fois, rappelé qu'il fallait réellement mettre en oeuvre les réformes indispensables et préparer la tenue d'élections crédibles. Le procureur spécial et son équipe doivent aussi être autorisés à faire leur travail, a-t-il ajouté, prévenant que la remise en cause des travaux du Bureau spécial du Procureur était « une ligne rouge pour la communauté internationale », sans pour autant donner plus de détails. (Camille-Cerise Gessant)

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