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Bulletin Quotidien Europe N° 11561
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) russie

Un accord sur la prolongation des sanctions devrait être trouvé, même si difficilement

Bruxelles, 30/05/2016 (Agence Europe) - Trouver un accord pour la prolongation des sanctions économiques européennes envers la Russie après le 31 juillet 2016 sera plus compliqué que les fois précédentes, selon le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier. Néanmoins, selon plusieurs sources européennes, l'accord devrait être atteint.

« Nous sommes conscients que la résistance dans l'UE concernant l'extension des sanctions envers la Russie a augmenté », a ainsi expliqué M. Steinmeier, jeudi 26 mai, cité par l'agence de presse lituanienne BNS. « Ce sera plus difficile que l'an dernier de trouver une position commune sur cette question », a-t-il prévenu. Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a également prévenu, le 27 mai, que l'Allemagne soutiendrait la levée progressive des sanctions contre la Russie en cas de progrès dans la mise en œuvre des accords de Minsk.

Toutefois, selon plusieurs sources européennes, les sanctions seront prolongées. « Je pense qu'elles vont être étendues », a expliqué un diplomate de l'UE, tout en confirmant que quelques États membres voulaient examiner les sanctions. « Mon évaluation est qu'aujourd'hui les accords de Minsk ne sont pas pleinement mis en œuvre et mon évaluation et prédiction est qu'ils ne le seront pas avant la fin du mois de juin. Donc la décision logique est que (les sanctions) seront prolongées », a-t-il expliqué et, selon lui, la prolongation sera de six mois, ce qui est le « format habituel ».

Le G7, dont font partie quatre États membres (France, Royaume-Uni, Allemagne et Italie) et auquel l'UE est associée, a souligné, vendredi 27 mai, que « la durée des sanctions est clairement liée à la mise en œuvre complète des accords de Minsk et au respect de la souveraineté de l'Ukraine par la Russie » (EUROPE 11560). Si, selon une source européenne, cette déclaration va faciliter la décision européenne, pour une autre, « cela ne sera pas aussi simple », au vu des déclarations de différents dirigeants. Dans plusieurs autres États membres, des voix se lèvent pour lever ou, du moins, assouplir les sanctions. Dernier en date, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a dénoncé, le 27 mai, le « cercle vicieux » actuel « de sanctions, de militarisation et de rhétorique de guerre froide », en recevant le président russe, Vladimir Poutine.

Les discussions sur les sanctions n'ont pas encore commencé au niveau européen, ont précisé à EUROPE plusieurs sources. Selon elles, elles pourraient avoir lieu directement au niveau des ambassadeurs au Coreper ; ceux-ci discuteront à la fois de la suite à donner aux sanctions, mais aussi de comment procéder avec ces sanctions, par exemple, en ce qui concerne une discussion au niveau des chefs d'État ou de gouvernement, lors du Conseil européen des 28 et 29 juin. (Camille-Cerise Gessant)

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