Bruxelles, 27/05/2016 (Agence Europe) - Le Conseil a prolongé d'un an - jusqu'au 1er juin 2017 - les mesures restrictives de l'UE contre le régime syrien et ses soutiens, vendredi 27 mai via une procédure écrite.
« Cette décision s'inscrit dans le droit fil des conclusions du Conseil de décembre 2014 (EUROPE 11218) dans lequel celui-ci affirme que l'UE continuera d'adopter et d'appliquer des sanctions ciblant le régime et ses soutiens tant que la répression continuerait », précise le Conseil de l'UE dans un communiqué.
Par cette décision, dont les actes juridiques seront publiés au journal officiel samedi 28 mai, l'UE prolonge pour un an son embargo pétrolier, ses restrictions sur certains investissements, son gel des avoirs dans l'UE de la banque centrale syrienne, ses restrictions sur les exportations d'équipements et de technologies susceptibles d'être utilisés à des fins de répression interne et sur les équipements et technologies susceptibles d'être utilisés pour la surveillance ou l'interception d'Internet ou des communications téléphoniques. Plus de 200 personnes et 70 entités voient leur interdiction de visa pour l'UE et le gel de leurs avoirs, « eu égard à la répression violente exercée à l'encontre de la population civile en Syrie », prolongés jusqu'au 1er juin 2017.
Les pays du G7 - Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, États-Unis, Canada, Japon - ont appelé, le même jour, toutes les parties et leurs soutiens à respecter la cessation des hostilités (voir autre nouvelle). Ils ont condamné dans « les termes les plus forts » les violations de cette cessation par le régime syrien, en particulier dans la région d'Alep. « Les parties doivent cesser les attaques aveugles contre des civils », ont-ils rappelé. Et d'appeler toutes les parties au conflit et la communauté internationale à s'engager en faveur d'une transition politique et pacifique, sur la base du communiqué des négociations de Genève de 2012. (Camille-Cerise Gessant)