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Bulletin Quotidien Europe N° 11539
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) climat

M. Cañete assure que l'Europe ratifiera l'Accord de Paris « aussi vite que possible »

Bruxelles, 25/04/2016 (Agence Europe) - 175 parties, dont l'UE et ses 28 États membres et les grands émetteurs comme les États-Unis et la Chine, ont apposé leur signature sur l'Accord de Paris, vendredi 22 avril à New York, dès le 1er jour possible de sa signature - du jamais vu pour un accord climatique international. Ban Ki-moon n'a pas manqué de le souligner.

Les signataires représentent déjà 93% des émissions mondiales, selon le WRI (World Ressource Institute). Pour pouvoir entrer en vigueur, cet accord historique devra avoir été ratifié par 55 pays représentant 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Le président français, François Hollande, dont le pays a déjà lancé sa procédure de ratification nationale - Présidence de la COP 21 oblige -, a invité tous les pays signataires à faire de même « sans délai » et formulé le voeu que l'UE « donne l'exemple » en le ratifiant « d'ici à la fin de l'année ».

S'exprimant au nom de l'UE, le commissaire européen à l'Action pour le climat et à l'Énergie, Miguel Arias Cañete, n'a pu garantir qu'il en sera ainsi pour les 28 États membres, responsables chacun de son processus de ratification, mais il a assuré que l'UE ratifiera l'Accord de Paris dans les meilleurs délais. Tel était le souhait formulé par le Conseil européen en mars dernier.

« L'Europe y veillera en assurant le soutien de nos vingt-neuf parlements (celui les parlements nationaux des 28 États membres et du Parlement européen: NDLR) et en démontrant que nous aurons les politiques en place pour tenir nos engagements. Et je vous l'assure, cela sera fait aussi vite que possible. Avant le début de l'été, la Commission présentera une proposition aux États membres en vue de ratifier l'Accord de Paris au nom de l'UE. Cela prendra du temps, mais cela garantira que nous agirons, renforcés par une base juridique solide », a déclaré le commissaire.

Cette particularité du plus grand bloc de pays signataires de l'Accord complique les choses, car beaucoup d'États membres souhaitent connaître l'objectif qui leur sera assigné dans le cadre du partage de l'effort dans les secteurs hors ETS, avant de lancer leur procédure nationale de ratification. La Pologne est souvent citée, car c'est l'État membre qui s'exprime avec le plus de force, mais d'autres pays ont la même exigence (le Royaume-Uni et l'Italie notamment).

« Notre engagement envers cet Accord, comme pour tous ceux qui étaient à Paris, est irréversible et non négociable », a rappelé Miguel Arias Cañete à l'adresse de tous, comme pour conjurer le risque d'une marginalisation de l'UE si l'accord venait à entrer en vigueur avant qu'elle n'ait bouclé son processus de ratification à vingt-neuf (EUROPE 11537). Mais il a aussi affirmé que « L'Europe est parmi ceux qui ont les épaules les plus larges dans le monde et nous sommes disposés à continuer à assumer un leadership par l'exemple ». Pour preuve, l'UE a déjà des politiques Climat/Énergie en place pour « une révolution sobre en carbone », elle a déjà entrepris la réforme de son marché du carbone (ETS) et fait actuellement le nécessaire pour mettre les bouchées doubles au plan législatif pour « aller plus loin et plus vite. C'est pourquoi nous nous sommes fixé un objectif solide de réduire nos émissions d'au moins 40% d'ici à 2030 », a-t-il fait valoir, en rappelant toutefois que « nous ne représentons que 9% des émissions mondiales ». (Aminata Niang)

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