Bruxelles, 25/04/2016 (Agence Europe) - Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a loué les efforts de la Turquie, samedi 23 avril, dans l'accueil des réfugiés sur son territoire.
Lors d'une visite à Gazantiep, près de la frontière avec la Syrie, avec la chancelière allemande, Angela Merkel, et le Premier vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, ainsi que le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, le président du Conseil européen a jugé que la Turquie était le « meilleur exemple » au monde donné par un pays dans la façon de traiter les réfugiés. « Je suis fier que nous soyons partenaires », a commenté Donald Tusk, semblant ainsi balayer les critiques des ONG inquiètes que l'UE traite avec un partenaire soupçonné notamment de refouler les migrants syriens.
Lors d'une conférence de presse, le président du Conseil européen a même estimé que personne ne « devrait faire la leçon à la Turquie », qui, pour rappel, accueille plus de 2,7 millions de réfugiés. Lors de cette même conférence de presse, le Premier ministre turc a rappelé, pour sa part, que la Turquie avait mis en oeuvre toutes ses obligations et insisté sur le fait que l'UE devait sans plus tarder accorder à Ankara le régime de libéralisation des visas pour les ressortissants turcs. Si l'UE devait traîner à le faire, la Turquie arrêterait de reprendre les migrants, a mis en garde le Premier ministre, estimant la question des visas « vitale pour la Turquie ».
De son côté, Frans Timmermans a assuré que l'UE continuerait de débloquer l'argent de l'enveloppe de 3 milliards d'euros accordée jusqu'ici aux réfugiés syriens en Turquie dans le cadre du premier accord UE/Turquie du 29 novembre 2015. D'ici à la fin juillet, 1 milliard d'euros de projets en Turquie devrait avoir été assuré, a expliqué le responsable européen.
Lundi 25 avril, la Commission européenne a indiqué, de son côté, avoir reçu les dernières assurances écrites de la part de la Turquie concernant l'accueil des demandeurs d'asile non syriens. Ce point était l'un des derniers en suspens et nécessitant une réponse afin que l'accord UE/Turquie du 18 mars puisse s'appliquer entièrement. La Turquie avait donné des assurances seulement pour les demandeurs d'asile syriens renvoyés de Grèce vers la Turquie, comme l'autorise cet accord du 18 mars. (Solenn Paulic)