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Bulletin Quotidien Europe N° 11530
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) grÈce

Pause dans les négociations entre Athènes et ses créanciers

Bruxelles, 12/04/2016 (Agence Europe) - La Grèce et ses créanciers institutionnels ont ajourné, mardi 12 avril, leurs négociations dans le cadre de la 1ère mission de suivi du 3ème plan de sauvetage grec.

Ces négociations reprendront lundi prochain à Athènes après la tenue des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, en marge desquelles les tractations se poursuivront. Objectif souhaité par Athènes: boucler la 1ère mission de suivi lors de la réunion de l'Eurogroupe, vendredi 22 avril à Amsterdam.

Le gouvernement grec et les quatre 'institutions' (Commission européenne, BCE, FMI, MES) ont convenu que des progrès avaient été réalisés, a indiqué le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos, mardi 12 avril, a rapporté Reuters. La veille, le ministre d'État grec, Nikos Pappas, avait fait état d'une convergence des points de vue sur la taxation des revenus et les mesures visant à combler un trou budgétaire de 2 milliards d'euros, notamment via une augmentation des cotisations à la sécurité sociale. Les négociations achopperaient davantage sur le traitement des créances bancaires douteuses, surtout celles liées à des prêts immobiliers pour l'achat de résidences principales.

La Commission européenne est d'avis que les divergences entre Athènes et ses créanciers étaient surmontables. « Nous savons qu'il y a quelques divergences sur les évaluations et sur les efforts à déployer pour atteindre les objectifs budgétaires. On peut les résorber », avait indiqué le commissaire chargé de l'Euro, Valdis Dombrovskis, lundi soir devant la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, à Strasbourg. Selon lui, l'indépendance de l'administration chargée de la collecte des revenus, la création du fonds de privatisation et la dérégulation du marché de l'énergie font partie des discussions. Le commissaire aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, avait, pour sa part, plaidé pour la participation du FMI au 3ème plan de sauvetage grec, malgré les prises de bec publiques entre Athènes et l'organisation financière internationale (EUROPE 11524). Dernière en date, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a estimé que la Grèce ne pouvait « continuellement rester à la remorque et attendre que les choses se règlent », demandant au gouvernement de gauche radicale de s'approprier davantage le 3ème plan de sauvetage, dans une interview publiée lundi par Bloomberg. (Mathieu Bion)

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