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Bulletin Quotidien Europe N° 11530
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INSTITUTIONNEL / (ae) france

Au PE, M. Valls promeut une Europe qui ne soit « pas que punitive »

Bruxelles, 12/04/2016 (Agence Europe) - Le Premier ministre français, Manuel Valls, a plaidé pour que l'Europe ne soit « pas que punitive » et apporte des solutions concrètes aux défis actuels, mardi 12 avril à l'issue d'une entrevue avec la conférence des présidents de groupes politiques du Parlement européen.

Avec la multiplication des crises, nous avons besoin d'une Europe qui réponde aux doutes sur lesquels se nourrissent les populismes, a déclaré M. Valls, trois semaines après avoir rencontré la Commission européenne à Bruxelles (EUROPE 11518). Il a considéré que, dans le domaine économique, l'Europe pouvait faciliter les investissements via le plan 'Juncker', rappelant avoir signé, la veille à Luxembourg, avec la BEI, un accord qui débloquera « plus de deux milliards d'euros de financements ». Dans le domaine de la sécurité, « nous avons besoin d'une Europe qui applique les décisions qu'elle prend », a-t-il souligné, en écho à l'exaspération des États membres vis-à-vis de la lenteur avec laquelle le PE aura validé le fichier 'PNR' de transfert de données des passagers aériens (ce sera chose faite jeudi 14 avril, NDLR) (EUROPE 11519). M. Valls a cependant admis que l'existence du 'PNR' n'aurait pas forcément empêché le passage à l'acte des terroristes de Paris et de Bruxelles.

Interrogé sur le défi migratoire, le dirigeant socialiste a estimé indispensable de trouver une solution avec la Turquie pour faire face « dans le strict respect du droit » à l'afflux massif de réfugiés. Ceux qui s'opposent à l'accord UE/Turquie ne disent pas quelle est l'autre solution, a-t-il noté, rappelant que la France avait prévu de mettre « 300 agents » supplémentaires à disposition de l'agence Frontex et du bureau EASO. Quant aux pistes de réformes du règlement dit de Dublin sur le droit d'asile, M. Valls a penché pour l'option qui maintient le principe selon lequel la responsabilité du traitement de la demande d'asile incombe au pays de première entrée (EUROPE 11526). « Renverser la table, les ruptures… Je suis prudent, je crois plutôt au sillon long et aux réformes en profondeur », a-t-il considéré. (Mathieu Bion)

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