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Bulletin Quotidien Europe N° 11430
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) burundi

L'UE et ses partenaires africains appellent au dialogue politique

Bruxelles, 13/11/2015 (Agence Europe) - Au lendemain de l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la crise au Burundi, le Conseil de l'UE adoptera, lundi 16 novembre, en marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères, des conclusions sur la crise politique et sécuritaire dans ce pays. Le Burundi est en proie à une escalade des violences depuis que son président, Pierre Nkurunziza, a brigué un troisième mandat et certains parlent aujourd'hui du risque d'un génocide (EUROPE 11427).

Le Conseil exprimera ses préoccupations les plus vives face à cette spirale de violences, d'assassinats, d'exactions et d'incitations publiques à la haine. Il devrait appeler toutes les parties à la retenue et à s'engager dans un dialogue politique inclusif sous la médiation de l'Ouganda, comme le seul moyen de sortir de cette crise.

Le Conseil invitera les autorités burundaises à s'engager de manière constructive dans les consultations politiques auxquelles l'UE les a conviées au titre de l'article 96 de l'Accord de Cotonou pour tenter de remédier à la situation et qui devraient avoir lieu à Bruxelles début décembre.

Jeudi 12 novembre, à Malte, en marge du sommet UE/Afrique sur la migration, les partenaires européens et africains et l'ONU se sont engagés à coopérer étroitement pour tenter d'empêcher une aggravation de la crise. Dans une déclaration commune, le secrétaire général adjoint de l'ONU, Jan Eliasson, la présidente de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, et la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, se disaient « alarmés par les divisions croissantes, les vies de plus en plus menacées et une crise régionale profonde » et indiquaient qu'ils s'étaient mis d'accord pour convoquer d'urgence une réunion des représentants du gouvernement et de l'opposition à Addis-Abeba, ou à Kampala, sous l'égide du président Musevini. « Aucun effort ne peut être épargné pour mettre un terme à la violence et encourager une solution politique », soulignaient-ils, tandis qu'à Bruxelles les députés de la commission des droits de l'homme examinaient la situation en urgence. Extrêmement préoccupée par les violations massives des droits de l'homme et les attaques ciblées contre les défenseurs des droits de l'homme, des journalistes et leur famille, Elena Valenciano, présidente de la commission, avait appelé au déploiement rapide d'une mission d'enquête sous l'égide de l'ONU. « On ne peut pas laisser le Burundi s'enfoncer dans un génocide », avait-elle prévenu. (Aminata Niang)

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