Bruxelles, 13/11/2015 (Agence Europe) - Selon un article du journal allemand Wirtschaftswoche, paru vendredi 13 novembre, l'organisation environnementale américaine ICCT ('The International Council on Clean Transportation') aurait été alertée par des fonctionnaires des institutions européennes au sujet des systèmes de falsification des émissions d'oxyde d'azote (NOx) des constructeurs européens dès 2011.
Cette année-là, l'ancien commissaire à l'Industrie, Antonio Tajani, aurait été contacté par un équipementier automobile au sujet des pratiques frauduleuses. Excédés face à l'inaction de la Commission, des fonctionnaires européens auraient alors contacté l'organisation environnementale américaine. L'ICCT aurait ainsi mené son enquête et aurait fourni des données à l'EPA et l'ARB, les deux organisations à l'origine du scandale Volkswagen. Ces révélations ont été faites au journal allemand par la directrice de l'Autorité californienne de l'environnement (ARB), Mary Nichols.
« Ces nouvelles révélations montrent que la commission d'enquête du Parlement européen que nous défendons depuis le début de ce scandale devient une urgence absolue et les principaux groupes politiques ne peuvent plus mettre la tête dans le sable », a réagi l'eurodéputée Karima Delli (Verts/ALE, française), qui compte remettre à l'ordre du jour de la prochaine session plénière la demande d'une enquête parlementaire repoussée dernièrement (EUROPE 11419). Celle-ci demande que l'actuelle commissaire à l'Industrie, Elzbieta Bienkowska, et son prédécesseur à ce poste, Antonio Tajani, maintenant eurodéputé, viennent s'expliquer devant le Parlement européen. « Il en va de la crédibilité des institutions européennes ». (Pascal Hansens)