Strasbourg, 08/09/2015 (Agence Europe) - Les eurodéputés ont adopté, mardi 8 septembre à Strasbourg, une résolution sur l'état des droits fondamentaux dans l'UE pour l'année 2013-2014 dans laquelle ils pointent les effets des mesures d'austérité ainsi que des politiques d'expulsions des migrants.
« Les droits fondamentaux des demandeurs d'asile dans l'UE pourraient être menacés par les conditions dans les centres d'accueil, les 'expulsions à chaud', les fils barbelés et autres mesures de dissuasion », a affirmé le Parlement européen dans une résolution non contraignante pilotée par Laura Ferrara (ELDD, italienne) et adoptée à une large majorité (369 voix pour, 291 contre et 58 abstentions).
Soulignant les « craintes concernant les conséquences des mesures d'austérité sur les droits économiques, civils, sociaux et culturels des citoyens », les députés appellent la Commission européenne à établir un tableau de bord pour contrôler le respect de la démocratie, de l'État de droit et des droits fondamentaux dans l'UE. Plus généralement, ils demandent à l'UE et aux États membres de « placer la solidarité et le respect des droits fondamentaux des migrants et des demandeurs d'asile au coeur des politiques de l'Union en matière de migration » et ils se prononcent en faveur de « mesures énergiques et obligatoires pour éviter de nouvelles tragédies en mer ». Et de plaider pour « un système d'asile efficace et harmonisé à l'échelle de l'Union aux fins d'une répartition équitable des demandeurs d'asile entre les États membres ».
Concernant la crise financière, les députés déplorent la manière dont la crise de la dette souveraine ainsi que certaines des restrictions budgétaires ont « un impact négatif sur les droits économiques, civils, sociaux et culturels ». Lors de l'adoption et de la mise en oeuvre des mesures correctives et des réductions budgétaires, les institutions de l'UE et les États membres devraient réaliser une analyse d'impact sur les droits fondamentaux et s'assurer que des ressources suffisantes soient disponibles pour garantir le respect des droits fondamentaux, estiment-ils. (Solenn Paulic)