login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11355
Sommaire Publication complète Par article 16 / 35
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) grÈce

Donald Tusk veut des propositions réalistes des créanciers

Bruxelles, 09/07/2015 (Agence Europe) - Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a déclaré, jeudi 9 juillet depuis Luxembourg, que des propositions réalistes de la part de la Grèce devaient être accompagnées « de propositions également réalistes sur la viabilité de la dette de la part des créanciers, seulement alors nous aurons une situation gagnant-gagnant ». Sans cela, a-t-il expliqué, « nous continuerons la danse léthargique que nous avons dansée ces cinq derniers mois ».

Difficile cependant de savoir de quelle manière les États de la zone euro pourraient s'engouffrer dans la brèche que M. Tusk a ouverte. Lorsque le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a annoncé la tenue d'un référendum, il venait de se voir offrir par l'eurozone la promesse de mise en oeuvre de l'accord de novembre 2012. Celui-ci dit en substance que d'autres mesures seront envisageables sous certaines conditions, mais seraient plutôt de nature à agir sur les taux d'intérêt ou les maturités des prêts, plutôt que d'effectuer des coupes franches.

« La viabilité de la dette grecque ne peut pas être obtenue sans un 'haircut' et je pense que le FMI a raison de le dire », a dit le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, jeudi, lors d'une conférence à Francfort. « Il ne peut y avoir de 'haircut' car cela enfreindrait le système de l'UE », a-t-il ajouté. Il a toutefois vu une petite marge de manoeuvre pour réaménager la dette. Une décote classique ('haircut') est hors de question, avait dit le matin même la chancelière allemande, Angela Merkel. Au sein de l'eurozone, l'idée d'un échange de créances ('swap') avec de nouveaux prêts aux taux d'intérêts plus bas, qui ressemble à certains égards à l'idée déjà avancée par la Grèce, pourrait également être en train de germer.

Athènes avait jusque jeudi minuit pour envoyer ses propositions. Le président de la BCE, Mario Draghi, a dit jeudi matin, cité par Bloomberg, que cela était très difficile cette fois de boucler le dossier grec. (Elodie Lamer)

Sommaire

PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
BRÈVES