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Bulletin Quotidien Europe N° 11338
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SOCIAL / (ae) social

Le Conseil salue la nouvelle formule du 'Semestre européen'

Bruxelles, 18/06/2015 (Agence Europe) - C'est à la quasi unanimité que les ministres du Travail de l'UE ont salué, jeudi 18 juin, lors du Conseil Emploi, Politique sociale, Santé et Consommateurs à Luxembourg, l'effort de simplification de la Commission européenne quant au fonctionnement du processus budgétaire dit 'Semestre européen' pour l'année 2015.

Les ministres ont particulièrement apprécié un calendrier plus souple, qui leur donne plus de temps pour dialoguer avec la Commission, ainsi qu'un nombre plus limité de recommandations. Un nombre de recommandations en baisse devrait d'ailleurs faciliter leur mise en oeuvre, a remarqué la commissaire à l'Emploi et aux Affaires sociales, Marianne Thyssen. À noter que parmi les États membres les plus élogieux se sont retrouvés le Royaume-Uni et la Pologne.

Un processus plus simple ne signifie toutefois pas que la nature des recommandations, qui visent essentiellement à continuer les réformes structurelles des marchés du travail, ait satisfait tout le monde. Il y a eu, d'abord, des reproches précis provenant, par exemple, du Luxembourg et de l'Autriche, qui ont jugé inutile de relever l'âge légal du départ à la retraire, le problème se situant plutôt, selon eux, du côté de l'âge effectif des départs. La Suède aurait, quant à elle, apprécié plus d'attention portée à la mobilité des travailleurs, que ce soit sur les marchés du travail nationaux, entre les États membres ou encore entre l'Europe et le reste du monde.

La Hongrie est allée, elle, à la confrontation, en refusant d'accepter la recommandation de la Commission de financer davantage des politiques actives du marché du travail au détriment des programmes hongrois de travaux publics. La Hongrie, n'ayant été soutenue que par sept États membres, a affirmé vouloir se plaindre, par voie de déclaration unilatérale, jusqu'au Conseil européen.

Ensuite, les critiques ont été plutôt nombreuses quant à la nature des recommandations sélectionnées par la Commission. L'avis du Comité pour la protection sociale sur le fait que la lutte contre la pauvreté a été marginalisée dans cet exercice 2015 a été soutenu par l'Italie et la Grèce, alors que d'autres ont reproché, d'une manière plus générale, une dimension sociale trop faible et un appui trop prononcé sur les aspects macro-économiques, surtout pour les pays de la zone euro. Cela a été le cas de la France, de Chypre, de la Belgique, de Malte, de la République tchèque et de la Croatie.

Le Conseil est finalement parvenu à un accord politique sur les lignes directrices pour les politiques de l'emploi des États membres, qui sont au nombre de quatre: - stimuler la demande de travail ; - améliorer l'offre de travail (les aptitudes et les compétences) ; - améliorer le fonctionnement des marchés du travail ;
- favoriser l'inclusion sociale, la lutte contre la pauvreté et la promotion de l'égalité des chances. (Jan Kordys)

 

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