Bruxelles, 18/06/2015 (Agence Europe) - En l'absence d'avancées sur le projet de directive visant à améliorer l'équilibre hommes-femmes parmi les administrateurs des sociétés, le Conseil Emploi et Affaires sociales, réuni jeudi 18 juin à Luxembourg, a simplement pris note d'un rapport sur l'état d'avancement des travaux.
Les discussions intervenues au sein du groupe de travail compétent du Conseil ont confirmé qu'il existe un large consensus parmi les États membres en faveur de mesures favorisant un équilibre hommes-femmes dans les conseils d'administration. Cependant, alors que de nombreux pays sont favorables à une législation européenne, d'autres continuent de préférer des mesures nationales ou, du moins des mesures non contraignantes à l'échelle européenne. Les travaux devront donc se poursuivre sous Présidence luxembourgeoise alors que le Parlement européen s'est déjà prononcé, fin 2013, en faveur des propositions de la Commission (EUROPE 10967).
Le projet de directive suggère un quota de 40% de femmes pour les postes non exécutifs dans les conseils d'administration des grandes entreprises européennes cotées en bourse. Dès 2020, les entreprises concernées qui n'auraient pas pu atteindre ce chiffre seraient tenues d'instaurer des procédures de recrutement transparentes pour garantir, à mérite égal, la prise en compte du sexe sous-représenté. Pour convaincre les délégations opposées à l'idée de quota, la Présidence italienne avait rédigé un compromis, lors du dernier Conseil Emploi, Affaires sociales de décembre, mais les discussions n'avaient pas abouti (EUROPE 11217). À ce stade, l'échéance a été révisée de manière à ce que les États membres disposent de douze mois supplémentaires pour atteindre les objectifs quantitatifs, c'est-à-dire jusqu'à la fin de l'année 2020. La clause de flexibilité proposée par la Présidence italienne a été, pour sa part, affinée pour permettre aux États membres de choisir leurs propres méthodes en vue de parvenir à l'équilibre hommes-femmes. (Isabelle Lamberty)