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Bulletin Quotidien Europe N° 11338
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) rÉgions

T. Donchev (BG), « Nous avons déjà tiré des leçons » par rapport à 2007-2013

Bruxelles, 18/06/2015 (Agence Europe) - À l'entame de la nouvelle période de programmation (2014-2020) pour la répartition des fonds structurels européens, l'Agence Europe a interviewé Tomislav Donchev, vice-Premier ministre bulgare chargé des Fonds européens et des Politiques économiques, qui nous a exposé la stratégie suivie par son gouvernement concernant l'usage de ces fonds pour cette période (propos recueillis par JC).

Agence Europe - Quel taux d'absorption espérez-vous atteindre pour la fin de l'année ?

Tomislav Donchev - Avec le Premier ministre, Boïko Borissov, nous prévoyons un taux final de 92 ou 93% - même si notre but reste 100%. 90% n'est pas un mauvais taux, étant donné qu'il s'agit de notre première période de programmation (la Bulgarie est entrée dans l'UE en 2007, et 2007-2013 constituait donc sa première période de programmation, Ndlr.). Mais il est trop tôt pour faire des commentaires sur le résultat final. Ce que je peux dire, c'est que notre taux d'absorption se situe actuellement autour de 68% et que notre taux de paiement interne est d'environ 83% (paiements effectués par les autorités bulgares auprès des bénéficiaires, mais pas encore remontés auprès de la Commission européenne. Ndlr.).

La Commission européenne nous a proposé plusieurs outils pour accélérer l'absorption, comme le lancement de nouveaux projets et l'utilisation d'instruments financiers. Mais ces mesures ne sont pas vraiment applicables à la Bulgarie, car notre problème principal est celui d'un excès de projets en cours. Ainsi, pour l'un de nos programmes, le montant des projets que nous proposons s'élève à 150% du budget de ce programme. Pour les autres, ce montant dépasse le budget de quelques pourcents (entre 2 et 8%). Le but de cette surabondance de projets était de s'assurer de la bonne absorption des fonds européens: si l'un des projets sélectionnés rencontrait un problème, nous avions d'autres projets prêts à le remplacer. Nous allons maintenant réduire le nombre de projets supplémentaires et, si nécessaire, nous couvrirons leurs coûts avec nos propres ressources.

J'ai demandé à toutes les autorités impliquées dans les programmes d'accélérer leur travail autant que possible. Nous avons aussi analysé tous les projets et éliminé certains d'entre eux. Un autre outil que nous utilisons pour les grosses infrastructures est le fait de payer le contractant avant que le projet ne devienne opérationnel, sur la base d'une garantie.

Comment voulez-vous améliorer l'utilisation des fonds européens sur la période 2014-2020 ?

Nous commencerons plus vite et de façon plus intelligente qu'en 2007. Maintenant, nous connaissons mieux nos besoins, et notre administration a amélioré ses capacités. De plus, nous avons simplifié le cadre législatif: au lieu d'avoir 20 décrets ministériels, comme ce fut le cas pour 2007-2013, il y aura une seule loi gérant l'utilisation des fonds européens. Elle a déjà été adoptée par le Conseil des ministres et le Parlement doit l'adopter le mois prochain. Nous avons tiré les leçons de la période de programmation précédente.

Pouvez-vous décrire comment vous comptez utiliser les instruments financiers pour la période 2014-2020 ?

Pour cette période, nous envisageons d'utiliser une partie des fonds européens qui nous sont alloués pour gérer nos propres instruments financiers. Le but est de construire nos propres capacités administratives, au niveau national, plutôt que d'utiliser celles de la Banque européenne d'investissement. Environ 10% de notre cadre financier sera utilisé via de tels instruments. 120 millions d'euros iront dans un programme d'opérations spéciales pour les PME - nous venons en effet de rejoindre l'« initiative PME » de la Commission européenne. 650 millions d'euros, alloués aux autres programmes, seront placés dans un fonds unique, avec des 'sous-fonds' correspondant à chaque programme.

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