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Bulletin Quotidien Europe N° 11305
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

La Commission répète qu'elle n'envisage pas l'échec des négociations

Bruxelles, 29/04/2015 (Agence Europe) - Le commissaire aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, a répété, mercredi 29 avril, que la Commission n'envisageait - « en aucun cas - l'échec des négociations avec la Grèce ».

« Il n'y a aucun 'plan B', aucune alternative », a-t-il ajouté, notant au passage les efforts réalisés côté grec, ces derniers jours, « pour rendre les négociations plus concrètes et efficaces ». Le gouvernement grec a annoncé, en début de semaine, un remaniement de son équipe de négociations qui doit, en partenariat avec les créanciers du pays, accoucher d'une liste de réformes à mettre en oeuvre. « Il ne s'agit pas d'une question d'hommes ou d'interlocuteurs, mais bien d'une volonté affirmée de compromis utile », a expliqué M. Moscovici, ajoutant que l'Eurogroupe du 11 mai sera une étape très importante dans le processus actuel.

Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a tenu à clarifier le fait qu'il n'était pas laissé sur le carreau, après ce remaniement. « Je suis toujours en charge, je suis responsable des discussions avec l'Eurogroupe », a-t-il dit au journal allemand Die Zeit.

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a expliqué que le remaniement ne sortirait pas, à lui seul, les négociations de l'impasse, la situation financière grecque étant de plus en plus tendue. « Sans de nouveau prêt, la Grèce n'y arrivera pas », a-t-il dit sur la chaîne néerlandaise RTL Nieuws. Quant à la tenue d'un référendum en Grèce, « cela créerait beaucoup d'incertitude politique et je ne pense pas que nous avons le temps », a-t-il expliqué. Plus tôt dans la semaine, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, avait laissé entendre que le gouvernement pourrait convoquer un référendum en cas d'échec des négociations avec les créanciers. « Si la solution offerte dépasse notre mandat, elle devra être avalisée » par les Grecs, avait-il dit.

Athènes devait présenter, mercredi, un projet législatif qui, selon la presse grecque, n'inclut pas de nouvelles concessions mais devait être un gage de bonne volonté des autorités. Ce texte devait contenir des mesures fiscales (taxe sur les droits de diffusion et la publicité télévisée) et de réforme de l'administration publique. La veille, le parlement grec avait voté le rétablissement de la radio-télévision publique ERT que la précédente coalition gouvernementale avait fermée précipitamment en 2013 pour réaliser des économies.

Le même jour, l'instance préparatoire de l'Eurogroupe au Conseil ('euro working group') devait s'entretenir du dossier grec. La question d'un financement additionnel pour la Grèce doit être bouclée dans les jours qui viennent afin de laisser le temps aux parlements nationaux de donner leur feu vert, indiquait Reuters, citant un officiel de l'eurozone. Pour l'heure, les principaux points de conflit concernent toujours la réforme des pensions, sur laquelle insiste particulièrement le FMI. L'emphase sur les réformes à mener diffère selon les institutions, ce qui n'est pas de nature à faciliter les discussions.

La BCE a par ailleurs relevé une nouvelle fois le plafond de son financement d'urgence pour les banques grecques, le fixant à 76,9 milliards d'euros soit une augmentation d'1,4 milliard d'euros. Selon la Banque de Grèce, plus de 2 milliards d'euros ont été retirés des banques grecques en mars (7,6 milliards en février, 12,8 milliards en janvier et 4,2 milliards en décembre). (Elodie Lamer)

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