Bruxelles, 20/04/2015 (Agence Europe) - Les ministres des Finances et les banquiers centraux des pays du G20 applaudissent les politiques monétaires accommodantes pour soutenir la reprise tout en constatant l'accroissement de la volatilité financière en lien avec la fluctuation des cours monétaires.
« Dans de nombreuses économies avancées, des politiques monétaires accommodantes sont nécessaires afin d'ancrer les prévisions d'inflation et soutenir la reprise. Dans un environnement où les mesures monétaires divergent et où la volatilité augmente sur les marchés financiers, les politiques à suivre devraient être soigneusement calibrées et communiquées clairement en vue de minimiser l'impact négatif de possibles chevauchements », a déclaré le 'G20 Finances' qui s'est réuni en fin de semaine dernière en marge des réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI.
Aux États-Unis, le dollar s'est apprécié face à l'euro en raison du resserrement monétaire annoncé par la FED, tandis qu'en Europe le lancement en mars du 'quantitative easing' de la BCE a contribué à une dépréciation de l'euro.
Afin de soutenir une croissance mondiale qualifiée de « modérée » en raison d'incertitudes dans les économies émergentes (Chine, Inde), mais aussi d'une reprise plus ferme que prévu en Europe et au Japon, ministres et banquiers centraux réitèrent leur engagement à mener des politiques budgétaires « flexibles », de stimuler l'investissement et de poursuivre les réformes structurelles dans le cadre de stratégies nationales pour la croissance. Un premier rapport sur les progrès réalisés par chaque pays membre dans l'application de sa propre stratégie sera présenté au sommet du G20 à Antalya en novembre (EUROPE 11251).
Sur l'agenda de réglementation financière, le 'G20 Finances' se dit déterminé à finaliser d'ici au sommet d'Antalya le futur matelas de sécurité (TLAC) dont les 30 plus grandes banques mondiales devraient se doter à partir de 2019 « après l'achèvement d'études d'impact rigoureuses et complètes ». Il soutient les travaux menés au niveau international visant à arrêter des « critères pour identifier une technique de titrisation financière simple, transparente et comparable ». Enfin, sur les questions fiscales, il se dit « dans les temps » pour finaliser, d'ici à fin 2015, les travaux visant à freiner l'optimisation fiscale des multinationales (plan d'action 'BEPS'). (Mathieu Bion)