Bruxelles, 04/03/2015 (Agence Europe) - Le nouveau président de la République italienne, Sergio Mattarella, a rencontré les présidents de la Commission européenne, du Parlement européen et du Conseil européen, mardi 3 mars à Bruxelles dans le cadre de sa première mission officielle à l'étranger.
À cette occasion, M. Mattarella a rappelé la position historique de l'Italie en faveur de l'intégration européenne basée sur la méthode communautaire. « J'ai perçu à Bruxelles une grande attention vis-à-vis de l'Italie et de son rôle. L'idée selon laquelle il faut oeuvrer en faveur d'une intégration accrue, pas seulement sur le front économique et monétaire, mais aussi sur d'autres fronts, est partagée », a déclaré le nouveau locataire du palais du Quirinal, rapporte l'ANSA.
Lors de ses entretiens, le président italien a évoqué des dossiers d'importance européenne sur lesquels l'Italie est en première ligne, à savoir la question migratoire et le chaos libyen. « Le président Mattarella a fait preuve d'une grande sagacité et de vision politique en réaffirmant le besoin d'une Europe soudée pour affronter les questions de l'immigration et de la Libye », a déclaré le président du groupe S&D au PE, Gianni Pittella, dans un communiqué.
Sur l'aide financière à Athènes, M. Mattarella aurait estimé « impensable » une sortie de la Grèce de la zone euro. Une position qui aurait dû être motivée, selon les eurodéputés italiens du groupe ELDD, Tiziana Beghin et Marco Zullo. Le récent accord de l'Eurogroupe sur la Grèce « démontre qu'au sein de la zone euro les Grecs subiront toujours la ligne de la rigueur imposée par la 'troïka' et l'Allemagne », estiment-ils dans un communiqué, convaincus qu'une telle position « a mis les citoyens grecs littéralement à genoux, comme des centaines de milliers de familles italiennes ». (Mathieu Bion)