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Bulletin Quotidien Europe N° 11267
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) ukraine

Européens et Américains prêts à prendre de nouvelles sanctions

Bruxelles, 04/03/2015 (Agence Europe) - Le président du Conseil européen, Donald Tusk, le président français, François Hollande, la chancelière allemande, Angela Merkel, les Premiers ministres britannique et italien, David Cameron et Matteo Renzi, et le président américain, Barack Obama, ont rappelé, mardi 3 mars, qu'ils étaient prêts à prendre des mesures supplémentaires dans le cadre de la crise ukrainienne.

Selon un communiqué du Conseil européen, les dirigeants ont convenu qu'il existait « un lien étroit entre les sanctions et la mise en oeuvre intégrale des accords de Minsk » et qu'ils seraient « prêts à se prononcer sur de nouvelles sanctions, si les accords de Minsk étaient encore violés », mais aussi, selon la Maison Blanche, si « les séparatistes cherchaient à gagner de nouveaux territoires ». Selon la présidence américaine, les dirigeants ont souligné que l'assouplissement des sanctions actuelles serait lié à la pleine application des accords. Les États-Unis ont d'ailleurs prolongé, le 3 mars, leurs sanctions pour un an.

Les dirigeants se sont aussi mis d'accord pour soutenir la mise en oeuvre intégrale des accords de Minsk de septembre 2014 et les modalités convenues pour leur mise en oeuvre le 12 février 2015. La Maison Blanche a précisé qu'ils avaient condamné l'attaque sur Debaltseve par « la Fédération de Russie et les séparatistes qu'elle soutient », attaque qui a immédiatement suivi les accords et violé le plan de mise en oeuvre des accords.

Les dirigeants vont aussi soutenir et renforcer la capacité de l'OSCE de surveiller la mise en oeuvre des accords de Minsk, soulignant la nécessité que les observateurs aient un accès complet et sans entrave à l'ensemble de la zone de conflit. Ils ont appelé toutes les parties à cesser toute action militaire, à coopérer avec l'OSCE afin que ses observateurs puissent vérifier le retrait des armes lourdes et à terminer l'échange de tous les prisonniers.

Enfin, les dirigeants sont prêts à continuer de soutenir les réformes en Ukraine et l'économie du pays. Selon la Maison Blanche, ils ont salué le vote au Parlement ukrainien d'un ensemble ambitieux de réformes.

Se concentrer sur la mise en oeuvre

L'Ukraine était aussi au menu de la discussion, à Bruxelles, entre la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président de la Commission européenne, Jean Claude Juncker. Mme Merkel a expliqué que le point principal de la discussion avait porté sur la mise en oeuvre des accords de Minsk. « Nous nous concentrons sur l'accord de Minsk », a-t-elle expliqué. Selon elle, les discussions ont porté sur « comment faire pour que le cessez-le-feu soit respecté, qu'il n'y ait plus de bain de sang, que les armes se taisent, que la stabilité devienne enfin une réalité dans l'est de l'Ukraine », mais aussi sur le renforcement de l'OSCE, ou encore sur l'aide que les Européens peuvent apporter à la conduite des réformes en Ukraine. Elle a précisé qu'en cas de violation flagrante des accords de Minsk, « les sanctions restaient une option à explorer avec une nouvelle série » de mesures.

Par ailleurs, la Haute Représentante, Federica Mogherini, a précisé, mercredi 4 mars, que l'UE allait se concentrer « dans les jours qui viennent » sur ce qui pouvait être fait pour la mise en oeuvre des accords de Minsk. Lors d'une conférence de presse, elle a précisé que l'évaluation de la situation sur le terrain était « ni franchement positive ni franchement négative ». « Les choses se sont calmées ces derniers jours, mais on observe toujours des violations du cessez-le-feu et le retrait des armes lourdes n'est pas complet », a-t-elle expliqué. Elle a précisé que le renforcement de l'OSCE serait discuté de « manière détaillée » lors du Conseil Affaires étrangères informel des 6 et 7 mars et du Conseil formel du 16 mars. (Camille-Cerise Gessant)

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