Bruxelles, 13/02/2015 (Agence Europe) -Le Premier ministre italien, Matteo Renzi, a souhaité, jeudi 12 février, que l'UE s'engage davantage pour résoudre la crise en Libye.
« La Libye est un grand problème de l'Europe qui doit être résolu avec décision et détermination », a-t-il déclaré à Bruxelles, après le Conseil européen informel. Il a considéré qu'il s'agissait d'une « urgence internationale ».
Selon lui, la tentative de l'envoyé spécial Bernardino Leon était « insuffisante ». « Avec le leadership de l'ONU, il faut une tentative plus forte. L'Italie est prête à jouer son rôle », a-t-il ajouté.
Lors du Conseil du 9 février, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont souligné leur volonté d'introduire « dès que cela est jugé nécessaire et en pleine coordination » avec M. Leon, des mesures restrictives à l'encontre de ceux qui menacent la paix, la stabilité ou la sécurité en Libye. Les ministres se sont dits aussi disposés « à contribuer aux mesures de confiance » et à étudier « avec la Mission de soutien de l'ONU en Libye comment aider l'ONU dans les différentes pistes de dialogue envisagées pour le processus » (EUROPE 11249).
M. Renzi a rappelé que la Libye était un des principaux points de départ de migrants vers l'UE, dont de nombreux périssent régulièrement en mer. « Nous devons résoudre ce problème (de la crise libyenne) si nous voulons éviter que les gens meurent et que la mer Méditerranée ne devienne un cimetière », a-t-il expliqué.
L'UE dénonce les attaques envers les journalistes
Par ailleurs, une porte-parole de la Haute Représentante a dit à EUROPE que l'UE condamnait les attaques croissantes contre les journalistes en Libye, « les menaces, les agressions, les enlèvements et les meurtres » dont ils sont victimes. « L'UE demande que les responsables rendent des comptes », a ajouté la porte-parole, qui a appelé toutes les parties à respecter la liberté de la presse et rappelé le droit à des médias indépendants et fiables. « La liberté d'expression est essentielle à la démocratie en Libye », a-t-elle rappelé.
Des hommes armés se réclamant membres de l'organisation État islamique auraient pris le contrôle d'une station de radio d'État dans la ville de Syrte, le 12 février. Depuis, ils diffuseraient des versets du Coran et des discours du chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi. (Camille-Cerise Gessant)