Strasbourg, 15/01/2014 (Agence Europe) - Inquiet par la situation des droits de l'homme en Égypte, le Parlement européen s'est prononcé, jeudi 15 janvier, en faveur d'une interdiction des exportations de matériel de sécurité ou d'aide militaire qui pourrait être utilisé dans la répression de manifestations pacifiques ou contre les intérêts stratégiques et de sécurité de l'Union. En adoptant une résolution commune, les députés demandent aussi l'interdiction, à l'échelle de l'Union européenne, de l'exportation vers l'Égypte de technologies d'intrusion et de surveillance susceptibles d'être utilisées pour espionner et réprimer les citoyens.
Gravement préoccupés par les restrictions des droits fondamentaux, « notamment les libertés d'expression, d'association et de réunion, le pluralisme politique et la primauté du droit », les députés réclament la fin de tous les actes de violence contre les opposants politiques, les manifestants, les journalistes, les acteurs de la société civile. Le PE demande la libération « immédiate et inconditionnelle » de tous les prisonniers d'opinion, de toutes les personnes détenues pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d'expression, de réunion et d'association, ainsi de ceux détenus pour leur appartenance présumée aux Frères musulmans. Il encourage aussi les représentants de la délégation de l'UE et des ambassades des États membres au Caire à assister aux procès politiquement sensibles. Le PE préconise des procès équitables et conformes aux normes internationales. Il condamne l'usage excessif de la violence contre les manifestants et demande aux autorités de révoquer la loi de protestation de novembre 2013. (CG)