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Bulletin Quotidien Europe N° 11231
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) france

La prévision d'un déficit public à 4,4% du PIB confortée

Bruxelles, 15/01/2015 (Agence Europe) - Les autorités françaises ont annoncé, jeudi 15 janvier, que le déficit de l'État serait un peu plus bas que prévu (85,6 milliards d'euros au lieu de 87 milliards).

« Ces résultats confortent la prévision du gouvernement d'un déficit de l'ensemble des administrations publiques de 4,4% du PIB en 2014 », ont déclaré le ministre des Finances, Michel Sapin, et le secrétaire d'État au Budget, Christian Eckert. Les chiffres définitifs du déficit public français pour 2014 seront connus jeudi 26 mars.

Les deux membres du gouvernement français sont d'avis qu'« en 2014 l'État français a réalisé les efforts budgétaires auxquels il s'était engagé », les dépenses publiques hors charges de la dette et le paiement des pensions ayant diminué de 3,3 milliards d'euros par rapport à 2013. La charge de la dette française est en diminution de 1,7 milliard d'euros par rapport à 2013, en raison notamment de la baisse des taux d'intérêt.

S'établissant à 288,4 milliards d'euros, les recettes totales (274,3 milliards d'euros de recettes fiscales, 13,9 milliards de recettes non fiscales) sont meilleures que prévu.

La Commission européenne adoptera, début mars, sa recommandation sur la situation budgétaire française à la lumière de données budgétaires et macroéconomiques actualisées et de sa nouvelle interprétation de la flexibilité du Pacte de stabilité et de croissance dévoilée cette semaine (EUROPE 11229). La perspective d'un délai supplémentaire pour la France supérieur à 1 an pour ramener le déficit sous la barre des 3% (objectif actuel fixé à 2015) ne faisant guère de doute, tout dépendra des conditions en matière de réformes et de dépenses qui seront fixées.

Le budget allemand déjà à l'équilibre. Pour la première fois depuis 1969, l'État fédéral allemand s'est inscrit à l'équilibre en 2014, un an avant l'échéance annoncée. Cette performance a été permise grâce à des rentrées fiscales et des recettes administratives meilleures que prévu ainsi qu'à une moindre charge d'intérêts sur la dette publique. (MB)

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