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Bulletin Quotidien Europe N° 11210
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) russie

M. Khodorkovski souhaite une politique européenne intelligente

Bruxelles, 03/12/2014 (Agence Europe) - L'homme d'affaires russe, ancien prisonnier d'opinion et fondateur de l'organisation de la société civile Russie ouverte, Mikhail Khodorkovski a appelé, mardi 2 décembre, l'Union européenne à une politique « intelligente, honnête et différentielle » envers la Russie. « Il faut plus de réalisme, il est nécessaire de comprendre que la Russie et Poutine ne sont pas la même chose », a-t-il expliqué. Il a précisé que les sanctions devaient être « honnêtes et intelligentes ».

Si les sanctions européennes contre la Russie empêchent que le président russe, Vladimir Poutine, soit plus agressif, il a considéré que c'était une « grande erreur politique que d'appliquer des sanctions contre la Russie en tant que pays » qui touchent les citoyens ordinaires. Selon lui, la logique selon laquelle si le peuple russe vit moins bien il comprendra le caractère de la personne qu'il a élue est « tout à fait douteuse ». Il a expliqué que la propagande du Kremlin s'était servie des sanctions pour rassembler le peuple autour du régime. « Il faut être plus stricts avec des sanctions ciblées contre des personnes corrompues, mais il faut préserver les échanges scientifiques et culturels (…) et les développer davantage, pour permettre à la Russie de se tourner davantage vers l'Europe », a-t-il souligné.

M. Khodorkovski a aussi appelé l'UE à protéger davantage l'opposition russe, qui se « bat pour l'intérêt russe et pour toute l'Europe » et qui mérite ainsi son soutien. « L'opposition est dans une situation de dispersion. Son objectif n'est pas d'arriver au pouvoir - pour l'instant c'est irréaliste -, mais de s'opposer aux forces réactionnaires qui poussent le Kremlin dans la voie actuelle », a-t-il précisé.

Interrogé sur une de ses déclarations qui disait que la Crimée ne devrait pas être rendue à l'Ukraine, M. Khodorkovski a précisé qu'il ne faisait « aucun doute que l'annexion de la Crimée était illégale ». « Mais, parallèlement, la majorité des citoyens russes étaient en faveur de cette annexion. Il faut trouver un équilibre entre le respect du droit international et la volonté des citoyens russes », a-t-il expliqué. (CG)

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