Bruxelles, 27/11/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne a adopté une attitude très prudente, jeudi 27 novembre, sur la suite des événements à l'issue des discussions parisiennes entre Athènes et ses créanciers supposées donner un nouvel élan pour boucler la dernière mission de suivi du plan de sauvetage.
L'objectif initial était de reprendre la mission et de la boucler d'ici l'Eurogroupe du 8 décembre pour que les ministres des Finances soient en mesure de prendre les décisions nécessaires à la sortie du programme. Or, la 'troïka' refusait de reprendre sa mission à Athènes avant que les Grecs aient accompli les efforts requis. Une réunion de deux jours s'est donc tenue à Paris. Selon la presse grecque, le principal point de blocage concerne l'ampleur de l'effort à réaliser l'année prochaine pour atteindre les objectifs budgétaires.
« Nous avons discuté de manière intensive et constructive sur les secteurs clés où les réformes sont attendues ; nous allons continuer le dialogue, l'objectif reste la conclusion de la mission de suivi », a déclaré Mina Andreeva, porte-parole de la Commission. Au sein de l'institution européenne, on précise que tous les efforts sont concentrés sur le bouclage de la mission et en aucun cas la préparation d'un éventuel 'plan B' en cas de prolongation du programme d'ajustement lié au plan de sauvetage. Du côté d'un autre membre de la 'troïka' (Commission, BCE, FMI), on s'attend à une extension quasi inévitable du programme, car la mission prend plus de temps que prévu. Les modalités de cette éventuelle extension sont plus l'affaire du groupe de l'euro au Conseil (qui a discuté du plan grec jeudi/NDLR) et de l'Eurogroupe, explique-t-on.
Jeudi, le vice-Premier ministre grec, Evangelos Venizelos, a dit que l'objectif était toujours un versement de la dernière tranche d'aide de l'Eurozone avant fin décembre, date d'expiration du programme, rapport Reuters. Il a ajouté que, pour des raisons techniques, le programme pourrait être prolongé de plusieurs jours ou semaines. À Athènes et à Salonique, plus de 25 000 personnes ont manifesté contre la poursuite de la politique d'austérité et les syndicats du privé et du public ont observé une grève générale de 24 heures. (EL)