Bruxelles, 27/11/2014 (Agence Europe) - Le Conseil Santé examinera, lundi 1er décembre, un rapport de la Présidence italienne sur l'état d'avancement des travaux sur les dispositifs médicaux et les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro. Un dossier qui traîne sur la table du Conseil des ministres qui peinent à trouver une position commune, alors que la Commission européenne a présenté sa proposition il y a déjà deux ans déjà (le 26 septembre 2012) et que le Parlement européen a adopté sa propre position le 2 avril 2014 et s'impatiente de la lenteur du Conseil.
C'est un dossier « particulièrement complexe » qui couvre un vaste éventail de produits médicaux, très diversifiés, a justifié une source proche de la Présidence italienne en rappelant les objectifs de la nouvelle législation, à savoir: offrir aux consommateurs, rapidement et à un coût raisonnable, des dispositifs sûrs et contrôlés tout en ne freinant pas l'innovation des entreprises dans le secteur. Les nombreuses réunions techniques organisées par la Présidence italienne devraient avoir permis de déblayer le terrain pour la Présidence lettone qui devrait parvenir à l'adoption d'une position commune. « Le Coreper aujourd'hui (le 26 novembre, NdlR) a reconnu le travail substantiel réalisé, avec les nombreuses réunions techniques », s'est félicité l'expert.
Les ministres auront aussi un échange de vues sur la contribution des systèmes de soins de santé aux objectifs de la stratégie EUROPE 2020. Ils devraient aussi adopter une série de conclusions. Les premières concernent « la vaccination, un outil de santé publique performant ». La vaccination est importante surtout pour les maladies transmissibles, souligne la Présidence italienne qui relève une situation préoccupante, à savoir, un refus de la vaccination de plus en plus fréquent dans certains États membres.
Des conclusions seront également adoptées sur la sécurité des patients et la qualité des soins. Le texte doit souligner, entre autres choses, l'importance d'assurer la sécurité au travail, de lutter contre la propagation des infections, notamment en milieu hospitalier, en insistant sur une meilleure coopération des États membres. La résistance aux antibiotiques sera également évoquée.
La troisième série de conclusions concernera l'innovation dans l'intérêt des patients, un sujet cher à la Présidence italienne qui en avait d'ailleurs parlé lors de la réunion informelle des ministres à Milan, en septembre dernier. Le prix élevé des médicaments y sera souligné.
Sous les points « divers », le commissaire à la Santé, Vytenis Andriukaitis, doit informer les ministres de la Santé des enseignements tirés de sa visite dans les pays d'Afrique de l'Ouest touchés par l'épidémie Ebola, en compagnie du coordinateur pour Ebola, le commissaire à l'Aide humanitaire et à la Gestion des crises, Christos Stylianides. Les deux commissaires s'étaient rendus du 12 au 16 novembre en Sierra Leone, au Liberia et en Guinée (EUROPE n°11199). (IL)