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Bulletin Quotidien Europe N° 11192
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) climat

Recette parlementaire pour que Lima sécurise l'accord de Paris

Bruxelles, 06/11/2014 (Agence Europe) - La conférence de l'ONU sur le climat qui se tiendra à Lima (COP 20- 1er -12 décembre) doit être un tremplin pour assurer la conclusion à Paris, en 2015 (COP 21, décembre 2015), d'un accord mondial ambitieux sur le climat, avec tout le monde à bord, qui permette de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2 degrés Celcius, ont affirmé les membres de la commission de l'environnement du Parlement européen, mercredi 5 novembre à Bruxelles.

La résolution qu'ils ont adoptée à une large majorité (56 voix pour, 2 voix contre, 9 abstentions) est un plaidoyer pour que l'UE joue un rôle majeur dans cette étape préparatoire et contribue à ce succès, notamment en respectant la promesse faite en 2009 à Copenhague par l'UE et ses États membres de mobiliser collectivement 100 milliards d'euros par an à compter de 2020 pour aider les pays en développement dans leurs efforts d'adaptation et d'atténuation. Tous les pays industrialisés devraient, eux aussi, respecter leur promesse, estiment les députés. C'est là un gage des négociations fructueuses qu'ils appellent de leurs voeux.

« Notre objectif ultime est de faire en sorte que nos économies suivent le scénario d'un réchauffement en deçà des 2 degrés C. Le mois prochain à Lima, les parties aux négociations devraient travailler de manière constructive pour mettre en place les éléments clés de l'accord qui devrait être conclu à Paris et nous devrions jouer un rôle central », résume Giovanni La Via (PPE, italien), qui préside la commission parlementaire. « Convaincre tous les acteurs » des bénéfices à retirer de la transition vers une économie faible en carbone est « un défi politique », reconnaît-il. Tous les pays devraient contribuer, de manière différenciée, à l'effort collectif et des mesures dilatoires ne feront qu'accroître les coûts et réduire les possibilités de lutter contre le réchauffement, souligne la résolution. Partant, la Conférence de Lima est une occasion à saisir pour fixer des objectifs clés avant l'accord de Paris qui, de l'avis des députés, devrait inclure des mesures pour une stratégie d'atténuation, d'adaptation et de mise en oeuvre visant à réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'au moins 50% à l'horizon 2050. La conférence de Lima devrait en outre définir les obligations d'information de toutes les parties afin de garantir que les offres de contributions nationales à l'effort collectif soient quantifiables et comparables.

Les députés rappellent à cet égard que l'UE est en voie de faire mieux que son objectif de Kyoto, puisqu'en 2012 elle avait déjà réduit ses émissions de 19% par rapport à 1990 (avec une augmentation de 45% de son PIB). Elle a donc quasiment réduit de moitié l'intensité moyenne de ses émissions et réussi une réduction de 25% de ses émissions par tête d'habitant. Ils insistent sur l'importance que revêtent les transferts de technologies et le renforcement des capacités des pays en développement qui se trouvent être les plus vulnérables au changement climatique bien qu'ils émettent le moins de gaz à effet de serre. Ils rappellent aussi la nécessité de mesures pour réduire les émissions du transport maritime international et de l'aviation internationale. (AN)

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