Bruxelles, 06/11/2014 (Agence Europe) - Le projet du tunnel ferroviaire Lyon-Turin tient toujours à cœur à la Commission européenne, qui a répondu aux critiques d'eurodéputés écologistes à propos des investissements prévus, lors de l'examen d'un rapport sur les grands projets du réseau transeuropéen de transport (RTE-T) en commission parlementaire des transports (TRAN), mardi 4 novembre.
L'eurodéputée Karima Delli a vivement critiqué ce projet de liaison ferroviaire qui doit être financé par la France et l'Italie avec le soutien de l'UE à 40% (via le Mécanisme pour l'interconnexion de l'Europe). Elle a mentionné un « projet titanesque » et un « investissement démesuré », qui présentent une « rentabilité socio-économique trop faible » (citant aussi la Cour des comptes française). Elle s'est donc interrogée sur la pertinence, pour l'UE, de continuer à financer ce projet, à l'instar du président de la commission TRAN, Michael Cramer (Verts/ALE, allemand): « Lorsqu'un projet n'est plus rentable car les coûts ne cessent d'augmenter (estimations passées de 12 à 26 milliards d'euros, NDLR), est-ce encore viable ? », a-t-il déclaré.
Mercredi 5 novembre, le coordinateur du corridor Méditerranée du RTE-T pour la DG Mobilité et Transport de la Commission européenne, Laurens Jan Brinkhorst, a répondu par voie de presse que la question n'était pas de savoir « si le Lyon-Turin sera réalisé mais quand et dans quelles conditions » (1 milliard d'euros ont déjà été engagés). Il a bien confirmé que la Commission européenne soutenait « pleinement » la nouvelle liaison ferroviaire Lyon-Turin qui devrait permettre le report modal dans les Alpes. Cette mise au point visait à démentir les propos attribués à la Commission européenne de manière erronée par Mme Delli. En réalité, les remarques à l'encontre du tunnel Lyon-Turin ont été prononcées par des experts indépendants lors de cette réunion parlementaire. (MD)