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Bulletin Quotidien Europe N° 11188
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) grÈce

La campagne grecque pour le suivi du plan d'aide se poursuit

Bruxelles, 30/10/2014 (Agence Europe) - Les autorités grecques poursuivent leur campagne auprès des différentes instances dirigeantes de l'Union européenne en vue de rassembler un maximum de soutien pour un départ anticipé du programme du FMI assorti de l'octroi d'une ligne de crédit de précaution du Mécanisme européen de stabilité en cas d'imprévu. Après une rencontre bilatérale entre le Premier ministre grec, Antonis Samaras, et le président de la BCE, Mario Draghi, vendredi dernier, suivie de différentes discussions entre M. Samaras et certains chefs d'État lors du dernier Sommet européen, le ministre grec des Finances, Gikas Hardouvelis, a profité de sa visite à Berlin à l'occasion du Global Forum pour s'entretenir en tête à tête avec le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble.

Selon les médias, le son de cloche entendu à Berlin diffère. La presse grecque cite son ministre évoquant la compréhension outre-Rhin face au besoin d'entamer une nouvelle relation à partir du 1er janvier 2015, alors que MNI voit la position allemande se tendre.

Le ministère allemand des Finances a, par ailleurs, démenti les informations de la presse grecque selon lesquelles les deux États auraient trouvé un « accord sur le soutien supplémentaire pour la Grèce à la fin » du plan d'aide, évoquant des discussions non conclusives.

Les Grecs ont pourtant bien commencé la semaine. À la lumière des résultats de l'examen de santé des banques, la Commission a expliqué lundi à EUROPE qu'elle s'attendait à ce qu'une « large partie du coussin de capital de 11 milliards (réservé pour les banques dans le Fonds hellénique de stabilité financière, NDLR) ne soit plus nécessaire pour cet objectif et puisse être rendue au Fonds européen de stabilité financière (FESF) », avec une réduction de la dette publique en conséquence. Les Grecs voudraient que cette enveloppe soit donc utilisée comme ligne de crédit de précaution du MES en cas de turbulences sur les marchés.

Le ministre de la Réforme administrative, Kyriakos Mitsotakis, a d'ailleurs anticipé, dans une interview à Bloomberg, jeudi 30 octobre, un « climat d'incertitude jusque février », moment où un successeur devra être trouvé au président Karolos Papoulias. La coalition gouvernementale a besoin du soutien de 180 députés, alors qu'elle repose sur 155 parlementaires. En cas d'échec, des élections anticipées pourraient avoir lieu avec un risque de voir le parti de la gauche radicale, Syriza, prendre les rennes du pays, toujours en convalescence. « La volatilité est causée par la peur d'élections anticipées et la possibilité que celles-ci soient gagnées par un parti qui n'est pas normal », a déclaré M. Mitsotakis. « Les députés savent ce qui est en jeu », a rassuré le ministre grec.

À noter également que la commission des budgets du Parlement national a sorti un rapport, mercredi, jugeant optimistes les prévisions de croissance du gouvernement et s'alarmant de l'absence de mesures claires pour créer les conditions de croissance. (EL)

 

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