Bruxelles, 30/10/2014 (Agence Europe) - La ministre des Affaires étrangères suédoise, Margot Wallström, a annoncé, jeudi 30 octobre, que son gouvernement reconnaissait par décret l'État de Palestine. « Aujourd'hui, le gouvernement prend la décision de reconnaître l'État de Palestine. C'est un pas important qui confirme le droit des Palestiniens à l'auto-détermination », a-t-elle expliqué dans une tribune dans le quotidien Dagens Nyheter. « Le gouvernement considère que les critères de droit international pour une reconnaissance de l'État de Palestine sont remplis »: un territoire « bien que sans frontières fixes », une population et un gouvernement, a précisé la ministre espérant que « cela montrerait la voie à d'autres ».
Le président du groupe S&D au Parlement européen, Gianni Pittella, a salué cette décision, qu'il a considérée comme « un pas fondamental et courageux vers une solution à deux États, la seule qui pourrait résoudre le conflit entre Israël et la Palestine ». « L'UE, en tant que telle, devrait être beaucoup plus impliquée dans le processus de paix, à commencer par la reconnaissance d'urgence de la nécessité de créer deux entités étatiques différentes susceptibles de coopérer côte à côte pour le bien des deux peuples israélien et palestinien », a-t-il ajouté. La porte-parole de la Haute Représentante, Catherine Ashton, avait rappelé à EUROPE, le 6 octobre, que l'UE avait « toujours dit qu'elle reconnaîtrait un État palestinien quand cela serait approprié » (EUROPE 11170). La reconnaissance d'un État est de la compétence de chaque État membre.
Si le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a salué la décision « courageuse et historique » de Stockholm, Israël a jugé la reconnaissance « malheureuse, qui renforce les éléments extrémistes et la politique de refus des Palestiniens ».
D'après l'Autorité palestinienne, l'État de Palestine est reconnu par 134 pays, dont, outre la Suède, sept autres membres de l'UE: la République tchèque, la Hongrie, la Pologne, la Bulgarie, la Roumanie, Malte et Chypre. Ces derniers avaient reconnu l'État de Palestine avant leur adhésion à l'UE. (CG)