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Bulletin Quotidien Europe N° 11173
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) chine

Accord en vue dans le différend sur les équipementiers télécoms

Bruxelles, 09/10/2014 (Agence Europe) - Le commissaire au Commerce sortant, Karel De Gucht, veut achever son mandat sur une bonne note en bouclant le contentieux vieux de deux ans entre l'UE et la Chine sur les subventions octroyées par Beijing aux équipementiers de télécommunications chinois. Le sujet devrait être évoqué en marge du 10ème sommet de l'ASEM, les 16 et 17 octobre à Milan, et l'affaire pourrait en effet être bouclée d'ici la fin octobre, selon des informations initialement relayées par Reuters.

M. De Gucht serait disposé à renoncer à une enquête ex officio de la Commission sur ce dossier en échange de concessions de la Chine. L'accord étudié par Beijing reposerait sur les éléments suivant: la Chine s'engagerait à limiter les crédits à l'exportation à ses équipementiers télécoms ; les deux parties conviendraient de surveiller la part de marché des équipementiers chinois en Europe et celle des européens en Chine ; les deux parties coopéreraient en matière de recherche industrielle et de standardisation dans ce secteur.

Rappelons l'affaire: la Commission soupçonne les équipementiers télécoms chinois - elle ne les a jamais mentionnés publiquement, mais il s'agit de Huawei et ZTE - de bénéficier de soutiens publics sous forme de crédits à taux préférentiel, leur permettant de pratiquer dans l'UE des prix inférieurs de 18% à ceux des fabricants européens. La part de marché de Huawei serait ainsi passée de 2,5% en 2006 à 25% actuellement. Les produits visés sont les équipements de réseaux de télécoms (2G, 3G et 4G) chinois, mais pas les terminaux (téléphones, modems et tablettes). Les importations d'équipements pour réseaux de téléphonie mobile dans l'UE atteignent un milliard d'euros par an. La Commission considère que les équipementiers européens, le Suédois Ericsson, le Finlandais Nokia Siemens et le Français Alcatel-Lucent, sont pénalisés par les prix cassés pratiqués par leurs concurrents chinois en Europe, mais qu'ils ont renoncé à porter plainte par crainte d'éventuelles représailles contre leurs activités sur un marché chinois en pleine expansion. (EH)

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