Bruxelles, 09/10/2014 (Agence Europe) - Le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, a souligné, mercredi 8 octobre, la nécessité, pour le Kosovo, de surmonter l'impasse politique dans laquelle il se trouve. Dans son rapport de progrès, la Commission européenne estime que « l'échec de constituer la nouvelle législature en douceur et en temps opportun a constitué un revers ». Selon elle, il y a un « environnement politique de plus en plus polarisé » et une « situation d'impasse politique, ce qui retarde certaines réformes clés ». Un nouveau gouvernement devrait lancer une série de réformes globales, en particulier la réforme électorale et la réforme de l'administration publique, précise la Commission. Il devra maintenir l'engagement en faveur de la coopération régionale et un engagement actif et constructif dans le processus de normalisation avec la Serbie, ajoute-t-elle, alors que la situation au Nord-Kosovo reste « tendue ».
« Le Kosovo est confronté à de nombreux défis », rappelle la Commission, qui souligne que l'État de droit, y compris l'indépendance judiciaire, et des résultats limités dans la lutte contre le crime organisé et la corruption restent une « préoccupation majeure ». Elle appelle aussi à des progrès pour combler les lacunes dans le dialogue sur les visas et dans la création d'emplois et à des réformes dans les secteurs suivants: administration publique, économie, concurrence et commerce. Le Kosovo a besoin de travailler activement sur son programme de réforme de l'UE, explique la Commission.
Pour elle, l'achèvement de la négociation de l'accord de stabilisation et d'association (ASA) et son paraphe sont un jalon sur la voie de l'intégration européenne du Kosovo « qui devrait se concentrer sur la préparation de la mise en oeuvre harmonieuse de l'ASA, y compris les structures nécessaires ». (CG)