Bruxelles, 09/10/2014 (Agence Europe) - Dans ses prévisions sur l'évolution des marchés en 2014 et 2015 publiées mercredi 8 octobre, la Commission européenne estime que la production de viandes bovine et porcine devrait reprendre.
Concernant la viande bovine, elle estime que la production communautaire devrait rebondir d'au moins 110 000 tonnes, après trois ans de déclin. Cette progression est liée à la recapitalisation observée au niveau du cheptel laitier. « Le recul des coûts alimentaires et la bonne qualité des fourrages pourraient aussi conduire à des poids de carcasses plus élevés. Sur les sept premiers mois de l'année, les abattages se situent 1,4 % au-dessus de l'an dernier », explique la Commission. La situation varie d'un État membre à l'autre et dépend principalement du niveau de recapitalisation du cheptel laitier. En Allemagne et en Irlande, les abattages sur les sept premiers mois de l'année sont supérieurs de 3 et 15% à ceux de 2013 du fait d'un nombre plus élevé de réformes laitières et de jeunes bovins laitiers. À l'inverse, l'Italie et l'Espagne, où la recapitalisation est moins avancée, manquent de réformes, ce qui conduit à une chute de la production de 4 à 5%. La France est dans une situation intermédiaire. L'activité des abattoirs recule de 1% sur la même période. Concernant le troupeau allaitant, la Commission estime que la chute du nombre de vaches arriverait à son terme.
Pour ce qui est de la viande porcine, la Commission voit les premiers signaux d'un redressement de la production. « Après deux ans de réduction de l'offre de viande porcine, une nouvelle contraction de 0,5% est attendue en 2014. Mais il y a maintenant des signes de reprise de la production. La baisse du prix de l'aliment devrait permettre au secteur de faire face à la chute des prix et d'atteindre une augmentation de 0,8% de la production en 2015 », selon le rapport.
Concernant l'embargo russe, la Commission rapporte que la Russie est la première destination pour les viandes bovine (29%) et porcine (24%) de l'Union européenne. « Cependant, les exportations vers la Russie représentent une part limitée de la production européenne: 3% pour la viande porcine et moins de 1% pour le boeuf et la volaille. En outre, le niveau croissant de la production russe pour améliorer son autosuffisance a déjà limité les ventes communautaires de boeuf et de volailles en Russie ». (LC)