Bruxelles, 09/10/2014 (Agence Europe) - La mise en orbite erronée des deux satellites Galileo fin août résulte du gel de carburant dans l'étage supérieur de la fusée russe Soyouz qui les emportait. Les autres lancements de satellites Galileo sont suspendus, dans l'attente de mesures correctives. Des scénarios pour l'utilisation de ces deux satellites mal orientés sont désormais sur la table.
La commission d'enquête indépendante sur l'incident Galileo a rendu son rapport définitif mercredi 8 octobre. L'anomalie du lancement résulte d'une analyse thermique lors de la conception de cet étage, ce qui permet à la commission d'enquête d'écarter toute erreur d'opérateur lors de l'assemblage, ou d'une anomalie des satellites Galileo. Arianespace assure que des mesures correctrices vont être mises en place, en collaboration avec les autorités russes, pour que des lancements avec Soyouz puissent reprendre en décembre.
La Commission européenne examine désormais les résultats de ce rapport. Elle a toutefois suspendu le lancement de satellites Galileo prévu à la fin du mois, sans fixer de date ultérieure alternative.
Scénarios. La semaine dernière, la Commission a reçu de l'Agence spatiale européenne un autre rapport détaillant les différentes options envisageables pour que les deux satellites placés sur une orbite erronée puissent être utiles au programme européen de radionavigation européen Galileo. La Commission prendra position sur les options possibles dans les prochaines semaines.
Tâches d'exploitation. Entre-temps, la gestion du programme continue et les tâches d'exploitation du programme européen de radionavigation européen Galileo, voué à devenir l'équivalent européen du GPS, sont désormais dans les mains de l'Agence européenne du GNSS (GSA). La Commission européenne a signé, jeudi 9 octobre à Prague (lieu de l'agence GSA), un accord en ce sens applicable jusqu'en 2021. (MD)