Bruxelles, 25/09/2014 (Agence Europe) - Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté, mercredi 24 septembre, une résolution contraignante pour endiguer le flot des djihadistes étrangers en Syrie et en Irak et contrer la menace qu'ils représentent pour leur pays d'origine. Adopté à l'unanimité, le texte impose aux États, sous peine de sanctions (avec une référence au chapitre 7), d'empêcher leurs citoyens de rejoindre ces organisations extrémistes, visant en particulier l'État islamique (EI).
Selon la résolution, les gouvernements devront prévenir et empêcher le recrutement et les déplacements d'individus qui essaient de se rendre à l'étranger pour planifier ou participer à des actions terroristes ou y recevoir un entraînement. L'entrée ou le transit sur leur territoire de ces combattants étrangers devra être empêché, tout comme l'aide financière à destination de ces combattants. La résolution appelle aussi les États à coopérer entre eux pour « renforcer les échanges d'informations permettant de repérer les combattants terroristes étrangers » et à prévenir davantage la radicalisation pouvant conduire au terrorisme et le recrutement de combattants terroristes étrangers. Ces combattants pourraient être inscrits sur la liste relative aux sanctions contre Al-Qaida.
Selon le président américain, Barack Obama, 15 000 combattants étrangers venus de plus de 80 pays ont rejoint ces dernières années les organisations extrémistes en Irak et en Syrie.
La résolution du Conseil de sécurité est « un message de fermeté et d'unité de la communauté internationale toute entière. La réponse (à l'EI) est militaire mais aussi économique ou humanitaire », a expliqué le président français, François Hollande. « Il faut certes renforcer les contrôles, mais aussi combattre ceux qui prêchent la violence et répandent l'idéologie toxique de l'extrémisme », a souligné le Premier ministre britannique, David Cameron. « L'UE se félicite que la résolution appelle les membres du Conseil de sécurité à considérer comme une infraction pénale le fait de voyager à l'étranger à des fins terroristes », a souligné, pour sa part, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. « La défaite stratégique de l'État islamique exige de la détermination, de l'engagement à long terme et l'unité de nous tous. L'Union européenne et ses États membres sont prêts à jouer leur rôle », a-t-il ajouté. (CG)