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Bulletin Quotidien Europe N° 11122
INSTITUTIONNEL / (ae) commission

Premier test pour Martine Reicherts, attendue sur les données et les droits fondamentaux

Bruxelles, 15/07/2014 (Agence Europe) - Faire avancer le dossier de la protection des données personnelles et les négociations transatlantiques, défendre les droits des personnes LGTBI ou encore garantir le principe de libre circulation des Européens sans toutefois se fermer aux difficultés rencontrées par certains États membres. Tels sont quelques-uns des grands engagements pris lundi 14 juillet dans la soirée devant les nouveaux députés des commissions des libertés civiles, des affaires juridiques et des droits des femmes par la Luxembourgeoise Martine Reicherts, proposée par son gouvernement en remplacement de Viviane Reding, partie siéger au Parlement européen après une législature riche en initiatives.

Un remplacement de très courte durée, puisque la Luxembourgeoise repartira fin octobre dès que la Commission pilotée par son compatriote Jean-Claude Juncker sera en place. Cela ne lui donnera que peu de latitude, a d'emblée prévenu l'actuelle directrice générale de l'Office des publications officielles de l'UE: « ce n'est pas quatre mois, ni même quatre ans qu'il me faudra » pour répondre à toutes les demandes formulées lundi par les députés, a-t-elle plaisanté.

La commissaire désignée par intérim veut avant tout s'inscrire dans la continuité de Mme Reding, a-t-elle dit, mais a néanmoins déjà dû rassurer de nombreux eurodéputés inquiets du rythme d'avancement de la réforme de la protection des données et de la multiplication d'affaires d'espionnage. Rapportant les progrès de la dernière réunion informelle à Milan (EUROPE 11117) ou les promesses données par les Américains de proposer dans une future loi des recours valides pour les Européens devant les tribunaux américains, Mme Reicherts a estimé que les choses allaient dans le bon sens et que les trilogues pourraient commencer à la fin de l'année.

Pressée par certains élus comme Jan-Philipp Albrecht (Verts, allemand) de se prononcer sur le sort à réserver à la directive 'rétention des données' invalidée par la justice européenne, la Luxembourgeoise a cependant botté en touche et, un peu comme s'il s'agissait de sa connaissance personnelle des dossiers, a appelé les députés à la clémence en leur demandant de « nous laisser du temps ».

Martine Reicherts s'est montrée plus catégorique sur le principe de la libre circulation qu'elle juge, comme sa compatriote, absolument « non négociable ». La candidate, dont l'audition sera jugée jeudi, lors d'un vote, est encore attendue sur le respect des droits fondamentaux dans les États membres, sur le lancement des équipes communes d'enquêtes, sur la surpopulation carcérale ou encore sur la parité hommes-femmes dans les conseils d'administration, la justice civile et la facilitation de la vie quotidienne des Européens. EUROPE y reviendra. (SP)

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