login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11122
INSTITUTIONNEL / (ae) commission

Les eurodéputés soutiennent le candidat Katainen

Bruxelles, 15/07/2014 (Agence Europe) - La commission économique du Parlement européen recommande à la plénière la nomination du Finlandais Jyrki Katainen pour succéder à Olli Rehn en tant que commissaire aux Affaires économiques et monétaires, jusqu'à l'arrivée en novembre de la nouvelle.

M. Katainen a recueilli 37 voix en sa faveur, 15 contre et une abstention. Selon nos informations, les groupes Verts/ALE, GUE/NGL et ELDD et peut-être même certains socialistes se sont prononcés contre sa nomination et, du côté de l'ADLE, beaucoup de députés n'auraient pas non plus été « vraiment impressionnés » par la prestation de M. Katainen.

Sven Giegold (Verts/ALE, allemande) a expliqué à EUROPE que son groupe entendait réclamer un vote séparé en session plénière sur le nom de M. Katainen, ce mercredi. La question devait être discutée entre les présidents des groupes politiques du PE plus tard dans la journée de mardi. Selon M. Giegold, M. Katainen se comporte davantage comme le ministre finlandais des Finances qu'en tant que futur commissaire européen. Déplorant l'« agenda unilatéral d'austérité » prôné par le Finlandais, M. Giegold a pointé les positions fermes qu'a toujours tenues M. Katainen sur les politiques économiques. « J'ai représenté les politiques responsables », s'est défendu ce dernier. « La consolidation budgétaire ne crée rien de nouveau à part de la confiance », elle-même condition préalable à l'investissement, a-t-il enchaîné, évoquant l'équilibre « délicat » entre faire ce qu'il faut pour renforcer la confiance (des investisseurs) et faire usage des deniers publics avec sagesse. « Il y a de l'espace pour la flexibilité », a quand même expliqué le Finlandais, en particulier pour les États (comme l'Italie, NDLR) qui se trouvent dans le volet préventif du Pacte « mais aussi pour les États sous procédure de déficit excessif ». Et de rappeler que le Conseil européen avait dit « à bon escient » qu'il ne fallait pas changer les règles mais utiliser la marge de flexibilité des règles budgétaires existantes.

Au député Markus Ferber (PPE, allemand) selon lequel les recommandations spécifiques par pays sont trop peu suivies d'effet, M. Katainen a estimé que la réalité n'était « pas si noire » tout en concédant que le taux de mise en oeuvre (environ 18%) contenu dans l'évaluation du PE était « bien trop bas » (EUROPE 11109). À Elisa Feirrera (S&D, portugaise) qui l'entraînait également sur cette voie, il a expliqué que la question principale était l'appropriation des recommandations par les États. « Si les États ne les trouvent pas valables, alors il ne se passera rien. On peut mettre davantage de pression sur eux, mais si la qualité de ces recommandations n'est pas suffisante ou reconnue, alors il ne se passera rien », a-t-il déclaré. Et de préconiser un dialogue plus étroit entre les États et les institutions de l'UE en ce sens.

Enfin, sur le débat relatif à la légitimité démocratique de la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) qui a beaucoup occupé les eurodéputés lors la précédente législature, M. Katainen a rappelé que le trio institutionnel représentait « l'opinion des prêteurs » et mettait en oeuvre les décisions prises par leur maître ('masters'), à savoir les ministres des Finances de l'eurozone. (EL)

Sommaire

PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
SOCIAL - CULTURE
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES