Bruxelles, 15/07/2014 (Agence Europe) - Les recommandations de la Commission à propos des jeux d'argent et de hasard en ligne, présentées lundi 14 juillet, satisfont les opérateurs traditionnels tels que les casinos et les loteries. Ils insistent toutefois pour que les États membres gardent la main pour légiférer en la matière.
L'association européenne des casinos (ECA) estime qu'il est essentiel que l'exécutif européen se penche de plus près sur les opérateurs Internet du secteur. L'association estime en effet que les risques d'addiction sont plus importants sur la toile, en l'absence de contacts directs, et que bon nombre d'opérateurs ne sont pas enregistrés ni contrôlés, ouvrant la voie au non-respect des règles sur la protection des consommateurs ou le blanchiment d'argent. L'ECA juge que les opérateurs illégaux n'offrent aucune garantie en termes de protection des avoirs, de paiements des gains, d'intégrité du jeu ou de lutte contre le jeu compulsif. Le président de l'association, Ron Goudsmit, se dit donc satisfait que la Commission ait pris conscience de ces risques inhérents aux jeux en ligne et appelle à un marché plus juste. Toutefois, il insiste sur le fait que la question est très sensible et nécessite une supervision et une législation exclusivement nationales, ne laissant aucune place pour « une tendance à l'harmonisation européenne, qui mènerait uniquement au plus petit commun dénominateur en termes de protection des consommateurs ».
Les loteries européennes tiennent un discours similaire. Pour le président de leur association européenne, Friedrich Sticker, le but de la recommandation est « louable », notamment pour ce qui est de protéger les mineurs. Cependant, il insiste pour que le document n'empêche par les États membres de maintenir des règles plus strictes et d'adopter, si nécessaire, de nouvelles mesures. (MD)