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Bulletin Quotidien Europe N° 11122
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) Économie

Pacte de stabilité, M. Draghi met en garde contre un retour en arrière

Bruxelles, 15/07/2014 (Agence Europe) - Le président de la BCE, Mario Draghi, a averti les États membres contre la tentation de diluer l'application du Pacte de stabilité et de croissance.

Il convient de « faire très attention à ne pas revenir en arrière concernant cette conquête » que représente le Pacte de stabilité et de croissance révisé et « à ne pas diluer sa mise en oeuvre au point de ne plus en faire un cadre crédible », a déclaré M. Draghi, lundi 14 juillet à Strasbourg, lors d'un dialogue monétaire avec la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen.

Convaincu que le Pacte contient déjà la « flexibilité suffisante » pour tenir compte de la situation budgétaire et économique spécifique à chaque pays, l'ancien gouverneur de Banca d'Italia a exhorté les États membres à appliquer les réformes structurelles « nécessaires » telles que des réformes du marché du travail afin de stimuler la compétitivité. « Les réformes structurelles constituent un processus lent mais nous voyons des améliorations », a-t-il concédé, prônant des mesures d'accompagnement comme l'assainissement budgétaire ciblé, une diminution de la pression fiscale et l'achèvement du marché intérieur.

M. Draghi a d'ailleurs réitéré sa proposition de mettre en place un cadre de gouvernance européen rendant plus contraignante l'application des réformes inscrites dans les recommandations de politique socio-économique par pays que l'échelon européen a récemment entérinées (EUROPE 11120).

Euro. Le président de la BCE a, une nouvelle fois, estimé qu'une appréciation de l'euro présentait « un risque pour la durabilité de la reprise », même si en général les risques baissiers pesant sur l'économie diminuent. Et de réitérer que l'institution européenne était unanimement prête à adopter des mesures non conventionnelles pour faire face à une période trop longue de faible inflation. Outre l'annonce de nouvelles injections de liquidité visant à stimuler les prêts aux entreprises, la BCE réfléchit à l'opportunité d'un programme de rachat de titres de dette privée et publique ('quantitative easing' à l'européenne) au cas où les premières mesures s'avèraient insuffisamment efficaces. (MB)

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