Bruxelles, 26/06/2014 (Agence Europe) - Les groupes PPE, S&D et ADLE du Parlement européen se sont mis d'accord, jeudi 26 juin, pour former à eux trois une « majorité stable ». Ils se sont aussi informellement entendus sur plusieurs positions qui seraient données à l'ADLE, entre vice-présidences et commissions parlementaires, en échange du soutien des Libéraux à plusieurs décisions clefs pour les deux partis vainqueurs du scrutin du 25 mai, en premier lieu l'élection de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne, prévue en théorie le 16 juillet à Strasbourg si les Vingt-huit s'entendent sur le candidat du PPE ce 27 juin à Bruxelles, et l'élection prévue le 1er juillet à Strasbourg du président du Parlement européen en la personne de Martin Schulz.
Ce deal à trois, en revanche, ne prévoit pas que Guy Verhofstadt, dont le groupe siège en 4ème position au PE, obtienne la présidence du Parlement à partir de 2017, a indiqué le PPE, infirmant des rumeurs qui avaient couru sur Twitter. « Nous avons ouvert le jeu à l'ADLE oui, mais le partage de la présidence ne fait en aucun cas partie du deal », a indiqué le service de presse du groupe PPE. « L'accord de partage de la présidence entre le PPE et le S&D se maintient », poursuit-on.
« L'accord du 24 juin entre le PPE et les S&D sur les discussions en cours sur des postes clés au Parlement européen sera désormais étendu à l'ADLE, garantissant une meilleure base afin de construire une majorité stable pour la prochaine Commission européenne », dit l'ADLE dans un communiqué. Mais au sein des libéraux, l'on reconnaissait que les termes de cet accord restaient « confus », selon une source. Le groupe ADLE aurait plaidé sa cause jeudi en suggérant qu'il pourrait ne pas soutenir l'élection de Martin Schulz à la présidence du PE, dit une source, faisant ainsi tomber tout le paquet ficelé entre S&D et PPE. Lundi 23 juin, une source du PPE expliquait qu'il faudrait probablement « ouvrir le jeu » aux autres familles du PE pour se prémunir de mauvaises surprises et garantir notamment que M. Juncker ne subisse pas les conséquences de voix 'dissidentes' au sein des deux principales formations. (SP)