Bruxelles, 26/06/2014 (Agence Europe) - En proposant d'allouer à la Grèce six millions d'euros au titre du Fonds européen d'ajustement à la mondialisation (FEM), jeudi 26 juin, la Commission européenne a offert un premier exemple de l'application du nouveau règlement, qui permet de financer non seulement des travailleurs licenciés, mais aussi des jeunes sans emploi, sortis du système scolaire et sans formation (NEET).
La Commission l'a souligné elle-même: « Il s'agit de la première demande d'aide du FEM présentée en vertu du nouveau règlement du FEM ». La Grèce a ainsi introduit une demande sollicitant l'aide du FEM pour compléter à hauteur de six millions d'euros ses mesures de réinsertion qui vont coûter au total 10 millions. Ces mesures sont destinées tout d'abord aux 484 salariés licenciés des sociétés Nutriart SA et AR. ZIGAS & Sia, ainsi qu'aux 24 travailleurs indépendants dont l'activité était directement liée à l'une de ces sociétés.
Au titre du règlement du FEM pour la période 2014-2020, la Grèce a, en même temps, demandé un cofinancement du FEM destiné cette fois à de jeunes NEET. Ces derniers se trouvent en effet dans deux régions, où sont implantées les sociétés visées (Macédoine centrale et Attique) et où le chômage des jeunes dépasse les 25%, ce qui fait qu'elles sont admissibles au titre de l'initiative pour l'emploi des jeunes. La Grèce compte de cette manière financer des services personnalisés pour près de 505 jeunes de moins de 30 ans. Le nombre de travailleurs licenciés et de jeunes visés n'est pas similaire par hasard, puisque le règlement du FEM exige une telle correspondance. La proposition sera maintenant soumise à l'approbation du Parlement européen et du Conseil de l'UE. (JK)