Bruxelles, 26/06/2014 (Agence Europe) - Une étude interne du Parlement européen met en lumière la faible mise en pratique dans les États membres des précédentes recommandations de politique socio-économique endossées au niveau européen, alors que le Conseil européen entérinera, vendredi 27 juin, les recommandations pour l'exercice 2014 (EUROPE 11105 et 11092).
L'unité 'soutien à la gouvernance économique' du PE a analysé la façon dont les États membres ont appliqué les recommandations qui leur ont été adressées en 2011 et 2012, sur la base d'évaluations qu'ont produites la Commission européenne, le FMI et l'OCDE. Elle a classé ces recommandations en trois catégories: les recommandations totalement mises en oeuvre, celles pour lesquelles un travail 'sérieux' a été enclenché au niveau national et celles qui n'ont pas du tout été appliquées sur le terrain.
Selon le PE, 18% des recommandations ont été mises en oeuvre en moyenne dans l'UE. Neuf États membres font office de bons élèves en la matière: l'Espagne (35%), le Danemark (30%), la Lettonie (28%), les Pays-Bas (26%), la Suède (24%), l'Italie et la Slovaquie (23%), la Lituanie (22%) et la Hongrie (20%) ont une performance supérieure à la moyenne européenne. La France (3%), la Slovénie et la Belgique (7%), l'Allemagne et Malte (9%) sont les pays ayant le moins appliqué les recommandations dans leur totalité.
Dans la catégorie des recommandations n'ayant pas du tout été mises en oeuvre, l'étude du PE montre que la moyenne de l'UE atteint 43%. Les pays s'étant le moins conformés aux recommandations sont les suivants: la Slovénie (64%), la Belgique (63%), Malte (60%), Chypre (59%), la Bulgarie (58%), l'Allemagne (53%), la République tchèque (52%), la Slovaquie (51%), la Hongrie, la Pologne et le Royaume-Uni (50%), l'Autriche (49%), la France (48%) et le Luxembourg (45%).
Dans le cadre du processus budgétaire annuel du 'Semestre européen', le Conseil européen de juin reprend à son compte les recommandations de politique socio-économique que la Commission européenne élabore sur la base des programmes nationaux de stabilité et de réformes. Ces recommandations ont vocation à être intégrées dans les projets de budgets des États membres pour l'année suivante, mais elles ne sont pas contraignantes juridiquement pour les gouvernements nationaux. (MB)